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Vie et cadres de vie d'Arnaut Pantagon, Com's de Najac dans les Royaumes Renaissants
 
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 Correspondance Crysania

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Arnaut Pantagon
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Date d'inscription : 28/09/2014

MessageSujet: Correspondance Crysania   Ven 10 Juil - 11:19

Un arrivé spécial (fin mars 1459)


Crysania a écrit:
[Lundi le 14 Mars - Pont De Camarès]

Elle s'était enfermé. Elle ne voulait ni voir ni parler a personne. Deux jours déjà à ne pas dormir et encore moins à se nourrir se repassant la scène en boucle dans sa tête sans qu'elle puisse y mettre un terme.Confuse elle était, anéanti aussi. Elle avait retardé son départ au Languedoc. Elle n'avait plus le cœur à voyager, visiter.

Non pas parce qu'ils s'engueulaient, s'était pas la première fois, mais une impression que ça serait une des dernières. Non pas parce que les mots qui avait été dit à la fin de ce désagréable échange changerait les comportements, mais un tout des dernières semaines qui s'étaient accumulé causant blessure, éloignement. Ce sentiment de le perdre, des sentiments mal exprimé, des paroles traduit de travers, cette plaie ouverte d'une blague de mauvais goût et pour finir, pique de toute sorte et ultimatum.

- Des retrouvailles plus agréable
- Plus de reproche
- De la bonne humeur et du plaisir d'être ensemble.
- Mettre de coté tout le reste pour s'occuper que d'eux.

Ce n'était rien ça. Tout ceci pouvait se faire, malgré les blessures que le temps panseraient. Quoi que mettre tout de coté pour se consacré qu'à lui, elle n'avait pas trop compris exactement le sens et l'implication que cela avait. D'autant plus que peu de temps avant, il lui disait de faire ses choix, de mener sa vie comme elle le voulait sans ce soucié de lui. Ce son de cloche avait une résonance étrange dans son esprit.

Mais voilà, elle avait beau aimer cet homme, d'avoir peur de le perdre, de se laisser mourir de chagrin, mais il était impensable de revenir vers lui comme ça, comme si rien n'était. De laisser ces disputes de coté pour qu'elles reviennes sur le tapis un jour ou l'autre ? Non... elle ne savait plus trop quoi penser.
Sans raconter la distance entre eux qui s'était creusé si rapidement en quelques semaines alors que cela faisait des mois qu'ils étaient dans deux provinces différente.

C'était a rien y comprendre que d'un coup, comme ça, à l'approche de la fin de ce calvaire d''éloignement, ils se prennent la tête comme si tout leur univers allait être bouleverser, les privés d'une certaine liberté. Causant à chacun blessure sur blessure. Vraiment étrange comportement qu'ils avaient.

Sur un coup de follerie surement, elle avait écrit à Aster, pas grand mot sur ce mot... On part ce soir, enfin si tu veux venir.

La réponse ne s'était pas fait attendre, il avait prit déjà des engagements pour la semaine à l'Université. Lui disant qu'elle pouvait partir si elle le voulait, qu'il viendrait la rejoindre.

Bah d'accord, même sans sa permission, fallait qu'elle quitte le Rouergue, là là, maintenant, fallait changer d'air. Donc elle serait partie.

Rapidement, elle fit préparer ses affaires, le carrosse et le départ était lancé.



[Lodève ]

C'est seulement quelques jours plus tard, qu'elle avait débuté quelques lignes pour un possible envoie à son cher et tendre amour.

Mais elle avait bien du rayé plusieurs fois les premières lignes, l'esprit bien trop confus pour écrire quelque chose qui se tenait un minimum. Chaque fois qu'elle se relisait, elle comprenait même pas ce qu'elle voulait dire ou où elle voulait en venir.

Plusieurs papiers passa dans le feu de la taverne, alors qu'elle s'était retirer du groupe pour tenté d'écrire.
Bien trop fatigué par ce manque de sommeil pour écrire quoi que ce soit, l'esprit embrouillé.

Elle fini par mettre cela de coté, enfin, mettre la lettre de coté, mais ses pensées eux...  et faire ce qu'elle n'avait pas fait depuis... oh très longtemps. Chopinette sur chopinette. Si elle n'arrivait pas à dormir d'elle même, l'alcool Languedocienne elle, l'avait frapper de plein fouet.

Une bonne nuit alcoolisé de repos, une deuxième, oui oui, noyer son chagrin, elle avait apprit ça en Franche Comté, on pouvait dire que les idées, son esprit reprenait un peu plus leur place et leur clarté.

Que bien ce fasse, ça l'avait aider a débuté un vrai début. Jusqu'à ce qu'elle fasse demi tour au Rouergue pour une supposé urgence. Elle qui allait continuer sa visite vers Montpellier, là voilà a préparer son retour au Rouergue qu'elle venait a peine de quitté. Pourquoi y retourner ? Elle se le demandait ! Cela là concernait et puis ?

Bah non fallait bien qu'elle ne se laisse pas marché sur la tête quand même. Pas tant de sacrifice au dépend de tout pour se faire salir aussitôt le dos tourné. Il en était hors de question. Plus maintenant, elle avait trop donner et sacrifié pour ce Comté pour être réduit a un déchet.




[Retour au Rouergue sur la place publique]

Arrivé à la hâte, voilà qu'elle voit réjouissance, buffet, curieux et sourire ? C'était quoi cette plaisanterie ?

Une cérémonie pour décerner des médaille de l'Ordre du Mérite. Voilà ce qu'elle su en se faisant appeler sur l'estrade pour recevoir la médaille de Commandeur pour son mandat passé.

La Rousse resta sans voix. On venait mettre fin à ses vacances, la pressant à toute hâte, pour une médaille ? Ce conseil si il voulait se faire remarqué par son originalité, c'était réussi.

Maintenant qu'elle y était... elle participait, reçue, manger et le soir, en rentrant à Pont De Camarès, elle termina sa lettre pour Arnaut.





[/color]
Citation :
[color=#EEEEEE]Bonjour Arnaut,

Je ne sais pas si je devrais t'écrire avec cet esprit encore confus de nos dernières conversations.
Le vent de la panique, de la peur, de la solitude emporte souvent sur la raison. Provoquant des tornades de ressentiment, de colère. Mais qui n'est qu'au fond que tristesse et/ou blessure.
J'espère que mon esprit et mon cœur sont assez pur et serein à cet instant pour être capable d'exprimer sans reproche ou malentendu.

Je suis pas doué pour exprimer ce que je ressens, je crois que tu le sait. À cela, certains souvenirs lointain me sont revenus en partie à l'esprit. Les prises de tête, les engueulades. Mes sentiments exprimés en persécutions.

Bien sur que j'en suis consciente, mais presque toujours après... du coup, je dépasse des limites.

Je sais, cela me rend vraiment désagréable, enfin je veux dire, que tu me la fais comprendre.

Si tu me permets, j'ai besoin de remette les choses au clair. Parce que je ne me vois pas revenir comme ça, comme une fleur d'été fleurissante au milieu d'une tempête de neige comme si l'hiver n'avait jamais existé.

D'abord, je voudrais m'excuser. M'excuser pour ces retrouvailles qui ne devait pas se passé comme ça. Ça faisait des semaines que j'attendais ce moment. Se rapprocher, mette loin derrière cette longue et pénible année.
Et non ça n'a rien avoir avec le fait que tu es a t'absenter chez les moines au moment que je suis venue te rejoindre.

Je sais que tu as mal prit le fait que je quitte la Guyenne durant ce temps. Je ne l'ai pas fait pour mal faire quoi que tu en penses.
Oui je me suis dit, si je pars de suite, j'allais te retrouver plus vite. Et de cette façon aussi te laisser libre cours à finir en force ton mandat sans que je sois dans les pattes. Je sais je sais, ça ne t'empêche pas.
Te Retrouver plus vite et définitivement pour consoler mon cœur meurtrie des dernières semaines qui avaient vraiment été mit à l'épreuve, dans la tourmente et la douleur.

À vrai dire, tout a commencé au moment où j'avais vraiment besoin de toi et que tu étais absent. En tant que tel, ça n'a pas changer grand chose. Je comprenais et j'acceptais. Point barre.

Ce qui a été plus difficile, c'est alors quand tu m'a dis que tu étais sur une liste électorale en Guyenne. Non pas tout a fait à ce moment, vu que tu m'avais quand même prévenu, mais en fin de liste. Mais quand tu y étais en milieu, ça changer la donne malgré qu'il y était peu probable que tu fasses partie de ce conseil, faut croire que j'avais un pressentiment du contraire.
Donc où cela a vraiment blessé, c'est quand tu t'es retrouvé au conseil ducal. Je sais bien que ce n'était pas prévu. Mais alors que j'avais besoin de toi auprès de moi, tu disais ne pouvoir et tu te retrouves au sein d'un Duché de réformiste du Lion de Judas. J'avais beau comprendre dans mon fond intérieur, mais ça m'a blessé quand même. J'avais l'impression que tu ne comprenais pas à quel point j'avais besoin de toi près de moi.
Je ne dis pas ça pour te faire sentir coupable ou autre, mais c'est important pour moi que tu comprennes et que tu saches.

Je ne sais pas si tu peux comprendre, mais j'ai vraiment fais de gros effort pour passé outre. Je t'ai piqué, peut-être... j'ai pas d'excuse du pourquoi et du comment.

Venu ensuite cette blague de mauvais goût, sur les bagasses... là j'avoue, ça m'a profondément blessé, mais vraiment blessé, même si je sais que c'était une taquinerie, qui n'est pas inconnu au bataillon, mais à ce moment là, c'est comme si quelque chose s'était brisé. Ce n'est pas un reproche, je t'exprime seulement ce qui en a été. J'avais beau me répété que c'était qu'une blague, et que même si c'était vrai... enfin voilà.

J'essayais de passé outre là aussi, d'oublier ce sentiment de...  et d'un coup, le coup fatale je dirais, de faire mes choix de mon coté, sans me préoccuper de toi est tombé de ta bouche. Qu'ensuite tu verrais si ça te convient ou pas. Me rejoindre, ou s'arranger pour continuer même loin de l'autre.

Visiblement, selon tes propos, je l'ai mal pris sans raison. Ce n'est pas une question de faire confiance ou non Arnaut... pas du tout, c'est une question que je venait de ressentir le trou s'élargir. Ce trou dont j'avais l'impression qui se creusait. Ces mots la, m'ont tué. Dans cette petite phrase qui pour toi était comme tu me l'a dit,  inoffensive, moi je l'ai reçue comme un poignard droit au cœur. Comme si il n'y avait plus rien entre nous.
C'était comme si, l'année qui venait de passé, à s'attendre l'un et l'autre, de se retrouver enfin, avait été inutile.
Je l'ai perçue comme un demi aveu de ''je ne suis plus sur de te vouloir dans ma vie''.

Certes, ce n'est pas une excuse de te persécuter de la sorte. Et je voulais que tu saches qu'au bas fond, ce n'était pas mes intentions et mon but.

Je pourrais mettre cela sur la cause de la fatigue, du stresse qu'une charge comtal comporte, mais je ne le ferai pas parce que ce n'est pas plus une excuse de faire ce que j'ai fais de la façon que je l'ai fais.

Je me suis sentie abandonner, repoussé, blessé, entrain de te perdre et j'aurais du l'exprimer clairement.

On pourrait croire qu'après tout ça... juste une envie, c'est de m'éloigner de toi... mais au contraire, je n'envisage pas ma vie sans toi. Je sais que le temps panse les blessures et répare les déchirure. Et je sais aussi que la seule chose dont j'ai besoin, c'est qu'on se retrouve. Le seul soucis, c'est que je ne sais plus où on allait parti comme on était parti.

Sur tout cela, je n'oublie pas ce que tu me disais a propos du fais que je prenne défense pour les autres contre toi.
Certes, ça surement ressemblé à défendre celui que tu détestes, encore une fois. Pourtant, ce n'était pas le cas. Oui aux premiers contactes il m'a semblé bien. Mais ça ne veut pas dire que je le vénère. J'apprenais à le connaitre simplement. Quoi que t'en pense ou en dise, je tiens à ce point.
Si je le fais vraiment, c'est carrément involontaire et c'est pas pour te blesser. Et logiquement, je vois pas comment je peux défendre quelqu'un que je ne connais pas ! Je ne peux que lancé des suppositions et explorer la piste.

Ce n'est pas parce qu'un tel ou une tel dit ceci et cela de quelqu'un  que c'est nécessairement vrai. Et la je ne parle pas de toi, mais de ce que toi tu as su de d'autre.
Une preuve qui peut te faire comprendre comment on peut mal juger les gens, il a bien été dit que tu avais gangréner les institutions Rouergates, tu te souviens ? Ce qui était totalement faux.
Ceux qui juge sans connaitre on cru sans nulle doute ses paroles malsaines sans réfléchir deux minutes.
Ceux qui te connaissent et qui ne sont pas aveuglé par x ou y du pouvoir perdu par autre, savent que tu as tout fait de ton mieux pour le Rouergue à cet époque plus que difficile.

Donc, moi, j'aime bien gratter... juste survoler certaine chose, croire les dit de ci et de ça, des fois, c'est trompeur.

Faut pas croire que je suis tombé dans ces bras. Il n'y a eu que toi dans mon cœur et dans mon esprit. Personne ne pourrait arriver à te remplacer comme ça.

Sache que si j''étais méfiante avec tes dames Guyennoises  quand tu m'en as parlé la première fois et les autres fois en me parlant d'elles comme des personnes correcte, je l'ai été tout autant avec lui. Et ce n'est pas demain la veille que je ne serai plus méfiante non plus. J'ai osé laisser la chance a certains ses six derniers mois, au lieu de me fier a mon intuition, j'ai vu ce que cela donnait.


Voilà, je ne sais pas comment tu accueilleras cette missive ni ce que tu vas en pensée, mais si c'était pas claire ce que j'ai dis, ça se résume à

- J'exprime  tout croche ce que je ressens réellement en te blessant a peu près tout le temps
- Mon cœur est meurtri
- Je t'aime, même si je ne te le dis pas souvent
- Tu me manques à chaque instant de mon existence quand tu n'es pas près de moi
- J'ai peur que cet éloignement nous est rendu inconnu
- J'ai peur que la Guyenne t'es changé
- J'ai besoin que tu me rassure, que tu me prennes dans tes bras
- J'ai la trouille de ne pas te retrouver
-  Je m'excuse d'être si désagréable sans pouvoir te certifié que ça ne se reproduira pas.
- J'aime bien me faire une opinion moi même sur les gens.


Je te laisse sur ces mots, le cœur un peu plus léger et à l'espoir de te revoir pour ces retrouvailles qu'on a manqué.

Ta Crys.



Elle scella et le donna à son messager. Elle resta là un long moment a regarder par la fenêtre, a réfléchir si il aurait été mieux de courir après lui dans toute la Guyenne. Mais se rappela de ce choix. Mettre au claire les choses, ne pas faire comme si rien était arriver parce que ce n'était pas le cas. Préférer la missive que le vive voix, pour éviter les malentendus, les tentions.

Elle ne savait pas trop ce que cela allait rapporter comme conséquence, mais l'espace d'un moment, les yeux rivés sur le soleil levant, un espoir, même mince, que les choses s'arrange. Dans quel sens et comment ? Elle ne savait pas trop, mais peu importe ce qui allait suivre, ça serait pour le meilleur et elle laissa cela au main du Très Haut qui saurait faire la part des choses en son avenir.

Citation :
Ma Crys,

J'avoue que je ne sais pas bien par quel bout prendre les choses, il y a tant à dire bien que tant ait été déjà dit, alors je vais essayer d'éclaircir certaines choses moi aussi, et te dire le fond de ma pensée, peut-être autant pour me soulager que parce que sinon ça serait manquer à l'amour que je te porte.


Si j'ai mal accepté tes reproches, c'est simplement parce que tu n'as pas idée à quel point je me suis accablé, jour après jour, d'être là en retraite ou contraint par le manque de temps, de ne pouvoir être à tes côtés. Pour ton premier mandat, ça n'aurait effectivement rien changé, car là j'étais vraiment cloisonné, au point que j'ai du quitter ma fonction pourtant très peu prenante d'ambassadeur. Mais pour le second, je pensais que je pourrai y être, et puis non. Je me suis d'ailleurs senti encore plus coupable que je t'ai encouragé à faire ce second mandat. Je pense qu'à ce jour, c'est le plus grand raté de ma vie, que de n'avoir pu être en Rouergue, à tes côtés, quant tu régnais. Sache que ça restera pour moi un éternel regret, qui aujourd'hui encore me fait mal au ventre, et oui c'est à ce point, chaque fois que j'y pense, et pas un jour ne passe sans que j'y pense.

Et comme si ça ne suffisait pas, voilà cette élection de Guyenne. Sur cette élection au Conseil de Guyenne, il n'y a rien et tant à dire. Rien parce que non seulement ce n'était pas prévu, mais c'était même imprévisible. Une simple discussion un soir avec Emi au moment de boucler la liste, "il me manque une personne et ça urge", moi "bah mets moi dessus mais pas dans les premiers, je ne veux pas rentrer au Conseil". Comment pouvais-je me douter qu'en septième place sur une liste sortante dont le bilan était moyen pour le moins, alors que trois autres listes, dont deux au moins étaient crédibles aux yeux des guyennois, comment oui pouvais-je me douter qu'il y avait la moindre chance que je sois dans ce Conseil ? Et entre parenthèse, sache que si je m'étais mis douzième ça n'aurait rien changé, parce qu'il y a eu tellement de démission en cascade que je m'y serai retrouvé de toutes façons. Mais donc voilà c'est arrivé, comme c'est arrivé, même si c'était un peu moins improbable, en septembre 1457. A l'époque je m'étais mis dans la deuxième moitié de la liste PUR, et par le jeu des démissions ... non seulement ça m'a amené au Conseil mais sans cela, je n'aurai pas fait partie du Conseil suivant, sans cela je n'aurai pas été Régent, et sans cela je n'aurai pas été Comte. Il y a parfois des petits hasards qui font des grands destins. Mais cette fois, ce destin, je l'ai refusé, et clairement pour une seule et unique raison: toi. Car devant ce Conseil endormi, où mon travail a été globalement apprécié visiblement, il aurait été facile pour moi de me mettre en avant, faire sentir et valoir mon expérience de Régnant ... et en cela m'ouvrir d'autres portes. Lesquelles, je n'en sais rien, et n'aurait aucune prétention à ce sujet, mais les faits sont là, dans un Duché où visiblement les gens m'apprécient vraiment. Mais non, je me suis contenté de cette place de Juge qui me plait bien, aussi parce qu'elle permettait d'étoffer mon curriculum vitae si jamais, un jour, je voulais postuler à la CA. Au passage, sache que la CA ne m'a jamais intéressée que parce qu'elle me permettait d'avoir une activité tout en étant avec toi si tu voulais que nous voyagions. Mais pour en revenir à cette place de Juge je l'ai surtout acceptée et appréciée parce qu'elle me permettait d'attendre, de t'attendre, en cessant d'errer, me donner des certitudes, des points de repères, le temps que je retrouve mon principal: toi

Car voilà bien ma difficulté Crys., être pris entre hasards et certitudes, la vie devant être un subtil mélange des deux, comme une recette de cuisine où les certitudes sont ces aliments qui nous nourrissent et les hasards les épices qui relèvent et agrémentent le tout.

Le problème, c'est que depuis des mois, ces certitudes qui nous nourrissent tous, je les ai perdu progressivement. Au sortir de mes mandats, je savais que j'avais trop soupé du Rouergue, que j'avais besoin de retrouver de l'agrément, d'épices, pour masquer le goût amer de la défaite de n'avoir pu relever le Rouergue et de savoir qu'il allait nécessairement retomber dans de mauvaises mains, ce qui me laissait un goût merdique d'avoir passé autant de temps et d'énergie pour rien. Évidemment tu te doutes que le mandat d'Harpege n'a fait que renforcé cela. La seule certitude positive qui me restait alors c'était toi. Si tu savais combien au fond de moi, j'aurai voulu que ces vacances devenu voyage et déménagement, j'aurai voulu les vivre avec toi. Mais voilà, il y avait ce poste de SE qui te contraignait, en réalité qui te plaisait tant et était avant tout un lien supplémentaire avec le Rouergue. Et surtout, déjà je présageais que ton destin et celui du Rouergue était définitivement lié, que tu devais encore y faire des choses. Allez disons le, en mai dernier je savais déjà qu'on ne pourrait jamais le quitter avant que tu ne sois remonter sur le trône, malgré l'état lamentable du Comté et l'impossibilité quoiqu'il advienne de le redresser. Mais il y a des forces plus fortes que le pire des constats, l'Amour que tu portes au Rouergue est tel, que mon amour pour toi m'a poussé à céder devant cela, et contre mauvaise fortune bon cœur, à t'encourager à prendre le PUR, à te représenter après ton premier mandat, etc ... même si comme je l'écrivais tout à l'heure, je pensais que nous pourrions vivre cela ensemble ... mais la vie en a décidé autrement. Des hasards, mais mauvais ceux-là, qui m'ont empêché d'être là.

Je pense que ce Rouergue nous aime mal, et nous l'aimons mal aussi. Déjà peut-être parce qu'on l'aime trop, toi surtout, et je n'ai pas peur de le dire, tu l'aimes plus que tu ne m'aimes. Ce n'est pas un reproche, mais un juste le constat qu'entre l'époux et l'enfant, c'est au chevet du second que tu auras été alors que les deux étaient au plus mal. Mais encore une fois, je ne renie pas de t'y avoir encourager, parce que malgré tout ce qu'il m'a coûté, j'aime ce comté comme un fils, même si aujourd'hui je ne veille dessus que de loin.

D'ailleurs, cela me permet d'ouvrir et refermer le cas de Debba, qui oui m'a mis un coup aussi. D'abord parce que si les rôles avaient été inversé, que j'avais fini mon mandat de juge avant que tu ais fini celui de Comtesse, que je sois venu vite fait mais que tu ais été absente quelques jours, et que du coup j'en ai profité pour aller voir des femmes dont tu auras une piètre opinion, et cela après des mois de séparation, comment l'aurais-tu pris ?
Mais surtout, Pas plus tard que cette semaine, l'ancienne capitaine de l'Ost languedocien, qui faisait elle aussi partie du clan Enduril, m'a elle aussi et encore confirmé en tout point, non pas ce que je soupçonnais, mais savais de lui. Alors certes, il a les manières doucereuses et agréables d'un bon diplomate, mais je sais les avoir aussi quand c'est nécessaire, et on n'apprend pas au vieux singe à faire la grimace.
En outre, tu me fais valoir que ce qui s'est dit sur Debba, finalement ne pouvait bien être que de l'ordre de la rumeur. Sauf que ce je sais de lui, quand je ne l'ai pas tenu directement de ses propres mots, je l'ai eu de nos ennemis avec qui il a négocié en BA par exemple, ou encore des gens qui au moment des faits étaient dans son camp, de ses amis, sans vouloir lui nuire donc. Ici, cela fait une différence totale entre la rumeur, et ce qui est. Maintenant, si tu veux encore le croire, ou s'il t'avoue cela lui trouvez des excuses comme tu l'as si souvent fait par le passé pour tant de gens, libre à toi.
Mais j'ajouterai quand même une chose: il ne s'agit pas ici de quelqu'un qui a pu faire des choses moralement incorrectes, comme tu en accuses la plupart des guyennois que je fréquente, non il s'agit de quelqu'un qui a oeuvré des mois directement contre nous, contre la chair de notre chair, notre Rouergue, et pas seulement contre la clique d'Obscène, au contraire, il n'a même jamais été plus actif à la destruction et au démantèlement du Rouergue que lorsque je régnais. Tu me dirai aujourd'hui donner à Toni ou Enduril une chance de les connaitre, de les juger différemment, ça serait pareil, car ne t'y trompe pas, il n'y a que son savoir-vivre et ses manières qui distinguent Debba de ces gens là.
Et la conclusion la plus grave encore, c'est qu'à fréquenter des gens comme ça, non seulement tu foules au pied tout ce que j'ai défendu, mais surtout tout ce que tu as défendu toi. Après, si tu veux quand même "faire connaissance", fais, mais au moins tu sais pourquoi je me suis montré réticent: ma réticence, c'est le peu qui transpire dans mon attitude du dégoût que cela m'inspire, mais que je retiens autant que possible histoire de ne pas créer un casus belli supplémentaire entre nous.

J'en viens maintenant à ce qui m'a définitivement accablé: plus que tes reproches en soi, c'est qu'ils prenaient à tel point le dessus dans nos conversations récentes, qu'ils brisaient toutes mes certitudes d'un avenir serein et heureux entre nous. C'est pour ça que dans un premier temps, et très maladroitement je le reconnais pleinement, je t'ai dit qu'il valait mieux que tu fasses tes choix sans que je rentre dans l'équation. Et cela pourquoi ? parce que j'ai pensé que si tes choix d'avenir tu les faisais seule, s'ils ne fonctionnaient pas, tu ne m'en ferai pas le grief, et que mieux encore, je pourrai justement par ma présence être l'autre côté de la balance, la partie positive. Et si jamais ces choix se révélaient bons, alors je ne pourrai qu'en augmenter l'agrément.

Je ne sais pas si tu n'as pas compris cela parce que je l'ai mal exprimé ou parce que tu ne voulais, pouvais pas l'entendre, trop focalisée sur ce qui nous sépare que sur ce qui peut nous rapprocher. Car oui, même quand tu essayes de te faire gentille, ça ne suffit pas à cacher la colère, pour le moins, que je ressens en toi, avant tout contre moi. Peut-être te persuades-tu du contraire, ou peut-être tu veux la refouler, mais elle est là, depuis des semaines au moins, encore dans cette lettre à laquelle je fais réponse, même quand le ton ou la forme de nos conversations ne sont pas à ces reproches. Cette colère, elle n'est jamais loin, toujours palpable. Et je dois vivre avec ça, sachant aussi que je n'ai pas fini de la subir, car quoique tu en dises, tu as la rancœur tenace, quand bien même il y a de l'amour ou peut-être surtout quand cette rancœur te tiens face à une personne que tu aimes

Quant à la mauvaise blague sur les bagasses, elle n'était effectivement pas plus vraie qu'elle était anodine. C'était aussi un message pour te faire comprendre que non content d'avoir catastrophiquement perdu mes certitudes, j'avais aussi perdus ces moments qui font le sel de la vie. Car oui, j'ai passé de longs mois seul, inoccupé, livré à moi-même et du même coup peut-être aux autres, où les tentations ont été grandes de profiter de la vie, et pourtant je n'en ai rien fait. Tu vois, là aussi cette place de Juge est bien tombée, parce qu'elle m'amenait la distraction dont j'avais besoin . Mais parfois j'en finis presque par me demander si de prendre ce fauteuil de juge, tu ne l'as pas vécu comme une trahison plus grande encore que si j'avais été voir ailleurs, avec une bagasse ou autre.
Et quand je parle de tentation, il ne s'agit pas tant de désir, de plaisir, mais simplement le fait qu'on me redonne des certitudes, qu'on me redonne du sens à ma vie, car depuis des mois, je crève de ne plus savoir où je vais, là perdu dans l'attente et l'errance, non pas géographique, mais affective. Car oui, c'est pour cela que depuis des semaines je t'ai embêté, non disons-le harcelé, à te demander alors on fait quoi après nos mandats, pour combler cet abime d'incertitudes dans laquelle je suis plongé. Ca n'est pas pour rien que je t'ai parlé de mon baptême et fait sous-entendre le mot mariage. Et pour seule réponse je n'ai eu que des "je ne sais pas" et des reproches.


Au final, j'ai compris lors de notre conversation il y a deux semaines beaucoup de choses. D'abord que toutes les excuses du monde que je pouvais te faire ne suffiraient pas à t'apaiser, à calmer ta colère. J'ai surtout et malheureusement compris aussi qu'en l'état actuel des choses, tu n'étais plus, pour le moment, à même de m'apporter ni les certitudes ni les épices dont je manque tant depuis des mois maintenant, d'où le fait que j'ai claqué la porte lors de notre dernière conversation.
L'idée de se séparer était-elle bonne ? est-ce que ça permettrait à chacun en vivant un peu dans son coin de faire renaitre l'envie, le manque de l'autre, je l'espère mais je n'en sais rien. Peut-être une nouvelle fois aurai-je tort, peut-être cette fois aurai-je raison, mais de toutes façons, ça ne pouvait plus continuer comme ça, on ne se serait jamais retrouvé comme ça.

Ma conclusion à moi sera celle-ci. Tu vois, je t'écris là, assis sur la plage, la tête pleine de confusion, comme tu peux le lire. Je lève la tête et il y a autour de moi beaucoup que gens, certains que j'apprécie, d'autres moins, mais qui donnent de la présence, une dynamique à ma vie, plus simplement de la Vie à ma vie. Je ne te mentirai pas en ajoutant que certains, certaines plus précisément, veulent y donner de l'amour, dans une version vivace et intense. En somme m'apporter tout ce que j'ai cruellement manqué depuis des mois. Mais à mes yeux, tu es et demeures la seule personne avec qui je peux concevoir de faire ma vie, que tous ces gens m'importent moins que toi seule. Simplement, je ne veux plus d'errance et d'incertitude. Aussi, tant que tu ne seras pas prête à me dire "viens, prends ma main et allons là, on y sera bien parce que je le sais et surtout je le veux", je resterai sur cette plage à chercher dans l'océan une vision d'espoir. Non par manque d'envie de courir vers toi, mais parce que je sais que tout nouvel échec risquerait d'être le dernier entre nous. Et c'est peut-être là qu'est l'ironie de l'histoire: je préfère encore être dans l'incertitude que tu veuilles encore de moi, qu'avoir la certitude que tu ne m'aimes plus. Maintenant, je ne suis pas idiot pour autant, je sais bien que les choses ne resteront pas en suspend éternellement comme ça, mais j'attends, j'espère que le manque de moi deviendra en toi plus fort que les reproches que tu as à me faire. Pour résumer tout ce pataquès confus qui règne en moi, je veux des projets, des certitudes et de l'envie, c'est à la fois peu et beaucoup demander, tout dépend de ce que tu ressens de ton côté, mais ce sont les conditions nécessaires non seulement pour que nous soyons de nouveau ensemble, et cela surtout parce que sont les conditions nécessaires pour que nous soyons heureux ensemble.

Je pense que de toutes façons, ces lettres ne seront pas suffisantes pour savoir ce qu'il y a au fond de nous, que c'est les yeux dans les yeux qu'on sent ... qu'on sait. Mais en attendant ce moment, peut-être tout ceci t'auras permis de mieux comprendre mes propres doutes et douleurs.


Arnaut



Crysania a écrit:
[rp]Toujours à Pont de Camarès, après être revenue précipitamment au Rouergue pour une supposé urgence, qui après être arrivé n'était nul autre qu'une cérémonie de remise de la Croix de Saint Amans où elle, comme en faisait mention la missive qu'elle avait reçue, était concernée, constater sur place pour recevoir la Croix de Commandeur.

La cérémonie avait su l'ébranler encore plus qu'elle l'était déjà de sa situation actuelle avec Arnaut. Elle avait l'impression de se retrouver dans une tornade dévastatrice. D'un coté, la profonde angoisse, le crie de détresse du coeur en naufrage, que tout l'amour qu'elle portait pour lui n'avait pas suffit pour le garder près d'elle, de l'autre, la reconnaissance qu'elle n'était pas habituée d'avoir, d'abord avec la remise de son fief de retraite et surtout ensuite sa médaille de l'ordre du mérite Rouergat, où là, le Comte avait frappé fort. On aurait presque cru que ce dernier était entrain de lui lécher les bottes ou simplement de se servir d'elle pour atteindre le peuple endormi et critiqueux.  Il avait parlé de la Rousse comme si il l'a connaissait depuis très longtemps. La personne qui l'avait informé de tout ce qu'elle avait fait pour le Rouergue, de tous les sacrifices... cette personne là,  la connaissait bien. Le Comte avait été jusqu'à dire, qu'il avait remarqué qu'à chaque fois que la Rousse parlait du Rouergue, elle en parlait comme si c'était son enfant. La surprise, son corps et son esprit ne savait plus a ce moment quoi pensé exactement, ni comment réagir. Comme si on  venait de révéler un secret que elle-même ne s'avouait pas. Ce qui aurait pu être assez prétentieux de sa part. Mais, c'était vrai, la Rousse prenait le Rouergue comme son bébé, comme si elle l'avait fait naitre et regarder grandir. Elle détenait avec le Rouergue ce lien qu'une mère a avec sa progéniture. Rien plus, rien de moins.
On le laisse grandir, on soigne les bobo, on le laisse découvrir, on le console...

Son sens de la maternité, elle l'avait plus avec le Rouergue qu'elle ne l'avait eu avec sa propre fille. C'était peut-être un transfère qu'elle s'était faites au moment où elle venait d'accoucher, elle avait du se retrouver à la tête du  Rouergue en tant que Régente, s'occupant de lui, comme une mère le fait quand il a besoin, quand il pleure, quand il a mal...

Depuis ce plie qu'elle fit porter à son cher et tendre, l'attente d'un signe, d'une réponse, d'une vision, lui semblait interminable. Des minutes étaient devenues des heures, les heures des jours et des jours simplement des semaines.
Elle patiente habituellement, se surpris à trouver ce temps agaçant ses nerfs entretenant ce torrent d'émotion malsain.

Mais... quelque chose clochait. Pourquoi confiante, de par les paroles d'Arnaut d'attendre simplement un signe d'elle, est-elle si inquiète de la réponse? Inquiète au point d'en avoir mal au ventre, d'avoir une boule à l'estomac, la poitrine qui lui serrait, emprisonné dans une poigne de fer. Même la respiration en devenait par moment assez difficile.

Elle avait pourtant confiance en Arnaut, en son amour, mais elle se voyait toujours sur la défensive. D'où pouvait bien lui venir toute cette confiance et de l'autre cette peur et ce besoin d'être en permanence rassuré ?

Pour sur, elle savait que c'était de la confiance...''laisser son homme partir dans la province a coté, pendant un an, avec des réformistes, des femmes aguichantes, attirés par son charme, usant de les leurs sur lui'',  cette fin de pensée lui donna la chair de poule. Quoi dire d'elle, sans accourir de peur qu'il tombe dans leurs filets. Enfin oui, elle avait peur... L'idée de le perdre était dévastateur dans son intérieur... ''Mais si ce n'est pas avoir confiance en lui, en cet amour, c'était quoi ?
Et pourquoi pensée avoir confiance, si la peur règne
? ''

Voilà une étrange communication réflective que la rousse avait avec elle même, les yeux fixés sur le sol de feu de Pont de Camarès au travers de la vitré de la pièce, où seul les rayons du soleil orangé éliminait, qui disparaissait doucement maintenant à l'horizon pour s'éteindre bientôt, qui la plongerait dans la noirceurs lunaire.

Restée sur ses réflexions un long moment, n'ayant pas trop le cœur à retourner à l'étude des affaires de ses nouvelles terres, au risque d'y laisser encore une partie d'elle même.La lune venant éclairer le visage blanchâtre de la Rousse, lui caressant la joue de sa douce lumière de l'enfer, l'âme épuisé de toute cette torture, le cœur désillusion au battement saccadé, tentant autant qu'elle pouvait de se rassurer.

Rien y faisait, elle redoutait le signe, la réponse, malgré ce petit espoir confiant en leur avenir commun, en ses paroles qu'il lui avait dites. Trop souvent déçue par les choix d'Arnaut, de partir sans revenir, de rester malgré ses appelles de désespoir. Il était bien évident, qu'il avait choisi deux vies différentes, des priorités différentes, sans que ni l'un ni l'autre se mettre vraiment au sommet de ses priorités. Ou oui, peut-être, mais dans deux visions bien différente que  chacun s'était donner à leur avenir.


ASSEZ ! voilà un mot qui venait de résonner dans la pièce. Pas assez fort encore pour se convaincre elle même. Non c'est Assez j'ai dis ! ASSEZZZ !!!!!! Il SUFFIT... maintenant...

Une soudaine pensée lui était venu à l'esprit. Cela suffisait de se laisser submerger par ce torrent qui la plongeait dans plus noir que la pièce y était elle même.

Le délire prenait contrôle sur la Rousse, fallait se secouer, dormir, manger, mettre tout ça de coté et se rafraichir d'une façon ou d'une autre. Déjà que le domaine était bien vide malgré les moult domestiques qui y travaillaient et y habitaient, Tiphaine et Kalayne n'y étaient pas. Parti à Millau découvrir une ville si peu explorer par elles.

Malgré l'heure tardive, une bassine d'eau bouillante se fit demander par la Comtesse.
Si sa couche était rester froide depuis trop longtemps, depuis plus d'un an, l'eau chaude réchauffait son corps abandonné à lui même, ainsi fait l'effet d'un minimum de détendre que l'extase du plaisir d'un échange torride, sans la satisfaction d'être comblé. Mieux pouvait être pire dans la circonstance encore si incertains et troublé. Une mince ligne la séparait entre le trop et le pas assez. Il fallait qu'elle lâche prise un peu, le temps que quelque chose s'y passe, sans pour autant laisser partir à la dérive, sinon c'était perdu à tout jamais.

Le lendemain, après quelques heures de sommeil où cauchemars était au rendez vous, se replonger dans ces quelques affaires administrative du Pont de Camarès, dont elle aurait franchement préféré s'occuper après son voyage, mais tant qu'à être au Rouergue...

Plonger dans tout ce paquetage incompréhensible, quand le page de service, vint la sortir dans sa presque compréhension qu'elle croyait avoir touché, pour lui transmette missive. À coup sur, c'était une histoire a tout recommencer du début.

Anxieuse, elle regarda rapidement de qui pouvait venir et paff, c'était un signe, sa réponse, sa descente au enfer ?

Un coup de panique, elle n'osa pas ouvrir, lire... Mais la curiosité, mettre fin à ce calvaire, était bien plus prenant que de rester dans cette noirceure.

La lettre dans la main, elle ne se fit pas prié bien longtemps.

Doucement, elle l'ouvrit et débuta une première lecture.
Son attention s'accrocha naturellement sur certain point.
Sur certains sentiment qu'elle n'avait su déceler par exemple, ou encore cette question... comme si, ce qu'il trimbalait en voyage n'aurait jamais du avoir d'impact sur elle.

C'était une lecture fort instructive. En un an, les deux moineaux finalement, n'avait pas si tant bien que ça communiqué... autrement, peut-être n'en serait-il pas là aujourd'hui.

Après sa première lecture, Crysania entreprit une seconde et une troisième lecture, pour bien comprendre, assimilé ce qu'elle lisait. Ne pas s'emporter dans l'incompréhension.

Mais semblait bien, qu'elle avait déceler une incompréhension entre ce qu'il dit, et ce qu'il veut.

Que des femmes lui cours après, il n'y avait là, rien de nouveau sous le soleil. Ça faisait plus d'un an, depuis qu'elle était avec lui, qu'elle avait affaire à ce genre là. Elle avait du apprendre à lui faire confiance, même si parfois, c'était dur et que la peur la rongeait. Même si parfois, elle était sur de ne pas être à la hauteur de ses dames courtisane. Elle avait du se faire une raison, elle n'était pas tigresse. Pour elle, il était inconcevable, d'avoir à montrer dents et griffes faces au autre femmes. Que si l'homme qu'elle chérissait n'avait qu'elle dans son cœur, son corps et son esprit, cela devait suffire pour repousser l'adversité.

Même si à une époque, elle aurait été bien plus enclin, plus confiante, plus sauvage et audacieuse à protéger justement ce qui lui appartenait, à protéger son territoire, son Arnaut. À faire comprendre ce que son amour n'arrivait pas à faire. Non pas par qu'il ne savait pas faire, non pas parce qu'il ne voulait pas. Juste que des fois, il y en avait de celle qui comprenait pas ou ne voulait comprendre le bon sens. Mais ceci lui avait été refuser.
Combien de fois, lui avait-t-il dit de pas se mêler des problèmes de femme un peu trop affective envers lui, de le laisser régler cela de lui même pour ne pas mettre a mal ces amitiés avec elles ? Plus d'une fois à son souvenir.

Maintenant, alors qu'elle même avait besoin de se faire rassurer, vivait d'incertitude de leur avenir, dans l'incompréhension. Elle avait un étrange sentiment. Était ce là, qu'elle devrait aller le chercher par la peau des fesses pour qu'il comprenne a qu'elle point elle était désespéré, qu'elle l'aimait qu'il lui manquait terriblement  ? Et où elle trouverait cette force ?

Et encore, il semblait tant s'y plaire à toute ces femmes affectives, au point tel, qu'il préférait rester la bas.

Rien de mieux pour la blesser et l'encourager a lâcher prise....

Une autre de ses grandes qualité qu'elle aimait tant, sa franchise qu'il avait avec elle. Même si parfois c'était dur d'entendre ou à lire dans le cas présent.

Elle aurait bien été le chercher, ne lui laissant pas le choix ou plutôt plus le choix, venir ou finir, mais non elle n'irait pas. Pas avec ce sentiment de n'être à la hauteur de ses attentes, de n'être à la hauteur de ce qu'il retrouve en Guyenne depuis un an, qu'il ne semblait plus trouver chez elle pour rester la bas.

Si le bonheur d'Arnaut passait avant le sien, elle avait toujours agit ainsi et elle allait continuer.

Une réponse maintenant... Quoi dire ? ... quoi écrire ? ...




Citation :
Lo fòrça encarzir amor,

J'attendais avec impatience de pouvoir te lire.
J'entends bien les mots que tu m'as couchés, parfois ils me touchent, parfois ils me troublent, parfois ils me frisent. Ils me donnent autant d'espoir, de baume au cœur qu'il a place au désespoir d'y voir une fin heureuse ensemble...
J'ai peine à voir l'issue malgré tout l'amour que je te porte. Dont tu ne sembles pas voir à quel point cet amour pour toi est grand et fort. Pourtant, tu ne devrais même pas en douter. Je n'aurais jamais prit la peine de prendre plume pour t'écrire si il n'était pas aussi fort, si fort qu'il n'y a pas de mot pour l'exprimer. Mais j'ai compris, que je ne suffit plus. Trop de blessures ont vu le jour.

J'arpente ces derniers mois aussi dans l'incertitude de par les faits, les gestes, les paroles, mais pourtant, j'ai toujours crue en notre amour. Mais j'ai l'impression qu'il s'est perdu un peu en cours de route. Pas perdu dans le sens de la diminution, mais dans ses buts et ce qui fait qu'il existe, qu'il soit encore là.  
Entre ta culpabilité que je n'ai pas su déceler ou entendre et ma tristesse déception aveuglante et mon incompréhension sur plusieurs choses.
Ce n'est pas que navrant de le constater, c'est déroutant.

Non effectivement je n'ai pas compris de la sorte que tu me dise de faire mes choix pour les raisons que tu m'exposes. Non pas par colère, vu que cette colère est un effet de protection, une force à ma faiblesse. Faiblesse qui est la peur, la tristesse, la déception, le manque. Donc l'incertitude m'a aveuglé. L'éloignement qui s'installait a aveuglé les vrais raison que tu exposes. Ou peut-être simplement ma stupidité de rien comprendre ce que tu dis parfois.

Je croyais avoir été claire avec toi dans mes sentiments te concernant. Mais il est clair et évident que mon comportement, m'a façon d'agir et de placer certaine chose en priorité ont portés à confusion et semé le doute en toi.

C'est vrai que le Rouergue prend une place immense dans ma vie. Il a une importance que je n'aurais cru possible avoir pour une province. Un attachement hors limite, que je ne croyais pas avoir.
C'est dû a quoi ? Je ne saurais vraiment te le dire. On peut dire qu'il m'a dégouté, déçue, mise à l'épreuve, fait pleurer, trahis, mais en faites, ce n'est pas le Rouergue qui a fait ça, mais ceux qui l'ont gouvernés, ceux qui ont usé de ce pouvoir, que les gens leur ont confiés, pour blesser le Rouergue, blesser mon cœur. C'est pas le Rouergue, c'est les personnes.

Ce qui fait d'une province qu'elle est attachante, qu'on l'est dans la peau, ce ne sont pas juste les gens qui y vivent, mais sont histoire, notre vécue dans cette province, nos propres terres et les terres de la province, ses paysages, son atmosphère, ses villes ect... c'est un tout. C'est sur que cela est surement un point de vu et que le tient est bien différent du mien. Mais pour moi, c'est cela.
Tout a fait, je l'aime trop le Rouergue, je l'aime peut-être mal aussi, mais je l'ai aimé de deux façons.

J'y ai vécue beaucoup de chose au Rouergue. La première, ou du moins la plus marquante dans ma vie, dans mes débuts de ma venue dans ce Comté, c'est la naissance de Kalayne à Najac et ma Régence en même temps. Les racines que j'y ai planté au fur et à mesure de mon existence sur ces terres que je maudissais quand je suis arrivé tant j'avais le mal du pays, tant que je me plaisais dans ma petite ville de La Teste, tant que les gens que j'avais appris a connaitre la bas, me touchait comparer au gens que j'avais suivie au Rouergue, qui m'avait trahis, mais que j'ai suivie pareille à cause de mon état. Rouergue que j'ai maudis quand  les gens qui y vivaient m'ont répugné, poussé à bout du grand désespoirs,  prête a partir..
Ta raconte, tes racines, ton histoire, ce destin aussi surprenant qui nous a lié. Ce qui nous a éloigné pour nous rapprocher. Tu fais partie de mes racines au Rouergue, tu fais partie de ce qui m'y rattache même si tu n'y es pas. C'est peut-être pour cela, que j'ai su tenir aussi longtemps sans que tu y sois physiquement. Parce que ton âme, ton empreinte, ton odeur y est.

Après tout ça, comment je peux tout mettre ça derrière moi ?  Me déraciné si facilement ?

Chaque fois que j'ai eu a penser ces derniers mois voir cette dernière année à quitter le Rouergue, j'avais l'impression qu'une partie de moi mourrait. Tout comme quand t'es partie toi même du Rouergue, une partie de moi est presque morte, mais comme je te disais, ton empreinte, ton âme, ta douce odeur de mâle qui traine au Rouergue, garde cette partie, en parti vivante, dans l'espérance.

Oui j'ai beaucoup, beaucoup réfléchis. Au nombre de fois qu'on m'a demandée comment je faisais pour y être encore et le nombre de fois que je n'ai su quoi répondre. Pour sur, que c'est pas encore tout a fait au point dans ma tête, mais j'ai avancé dans ma compréhension de certaine chose. Comme maintenant je comprend mieux certaine chose sur tes sentiments, sur les événements qui se sont passés et comment tu les as toi même vécue.

Tu sais, j'ai jamais voulu que tu partes du Rouergue il y a un an tout seul, sachant que j'aurais peut-être eu plus de facilité à le quitter moi-même avec toi... C'est par amour que je t'ai laissé partir, sachant ton besoin de t'en éloigner,  avec toute l'impatience de te voir revenir CHEZ TOI ! Avec cet espoir, par la suite, que tu quittes la Guyenne pour revenir t'enraciner auprès de celle que tu dis aimé, donc moi.
Tu as bien plus de racine dans ce Comté que j'en ai. Tu es bien plus chez toi que je le suis moi-même. J'ai l'impression depuis cette dernière année, d'avoir aimé le Rouergue pour nous deux. De l'avoir porter pour nous deux. Ce qui m'a d'avantage rattaché à lui j'imagine. Chose sur, c'est ce que j'ai fais pour le Rouergue, c'est pour toi aussi que je l'ai fais, pour te voir y revenir, te voir y retrouver une joie d'y vivre.

Bien sur que tu as compris bien plus vite que moi, que le Rouergue, je n'arriverai pas à le quitter comme ça. Et encore moins aujourd'hui j'y arriverais.

Par contre de dire que j'aime le Rouergue bien plus que toi, c'est faux. Tu te trompes. C'est un amour autant différent qu'il est complémentaire un dans l'autre.
Je ne serais surement jamais revenue au Rouergue si ça n'aurait pas été toi qui me l'avait demandé et encore, tu ne me l'as pas demandé, tu m'as juste demander de l'aide. Aucune obligation d'y venir. Et j'étais pas sensé y rester. Est-ce que je suis rester pour toi ou pour le Rouergue ? C'est pour toi que je suis resté. C'est pour toi que j'ai appris à l'aimer autrement ce Comté.

Pour reprendre tes mots, entre l'époux et l'enfant, j'aurais pu m'occuper des deux, mais un a préféré partir ailleurs, tandis que l'autre, ne pouvait y échapper. J'ai du me priver justement de prendre soin correctement  de celui qui pouvait partir. J'ai donc du me faire une raison, de laisser d'autre panser ses blessures...

Tu ne peux pas imaginer à quel point c'est douloureux. À quel point ça fait mal, de vouloir prendre soin de celui que tu aimes, mais que celui-là, préfère partir. À quel point on se sent impuissant et petit,  de savoir que c'est une autre qui le console, alors qu'on était là, prête à le faire à notre façon.  

Quand je me relis, quand je relis ces dernières lignes, j'ai l'impression d'avoir été trop large d'esprit, d'avoir fait trop confiance en la vie, d'avoir laissé trop le choix, de pas m'être assez interposé. Mais pourtant, j'ai agis en mon âme et conscience, agit de la sorte pour ton bonheur, par amour. Je ne voulais pas t'emprisonner, tétouffér à te faire mourir. Je voulais que tu puisses respirer, retrouver gout à la vie.  Ce qui semble être le cas, mais je n'en fais pas partie... du moins plus partie.

Faut que tu comprennes que je ne peux envisager de finir mes jours sans toi. Que l'avenir sans t'avoir au près de moi, de te savoir aussi amoureux que je le suis, ne serait qu'un grand n'importe quoi. Qu'un amour autre que le tient, qui essaierait de te remplacer dans mon cœur, ni verrait jamais l'ombre de sa place, n'aurait jamais la place que tu y occupe et y occuperait si l'avenir déciderait autrement que de nous voir ensemble, verrouillé a multiple tours mon cœur, refusant l'accès à qui conque qui pourrait juste essayer de s'en accaparer. Mais oui, ce ne sont que des mots. Et seule ta confiance et ton amour en moi pourra te faire réalisé l'impacte, l'importance, la grandeur, la puissance de ses mots.

Comment je peux te prouvé autrement à quel point je t'aime ?
Dois-je te faire cette demande en mariage, dont tu me parle, moi-même pour te prouver que ce n'est que toi que je veux et que je n'attends que ça depuis si longtemps ? Oh oui j'ai entendu ton histoire de baptême, des sous entendu de mariage dont je n'ai jamais vu l'ombre d'une demande officielle.
J'ai attendu, attendu, d'y voir la suite, sans jamais la voir... c'est comme l'espoir de ton retour, j'ai laissé ça de coté... fermer les yeux et ravalé. C'était pas a moi de remette le sujet sur le tapis. C'était à toi de me démontrer le sérieux de tout ça. Jamais j'aurais refusé ta demande que j'attendais. Qui aurait sceller cette amour que j'ai pour toi...

Pour répondre à ta question de la parenthèse que tu as ouvert sur Debba et le fais que je sois parti au Languedoc pour le voir et voir d'autre personnes.
Ce n'est pas une vengeance, je préfère le préciser au cas que ça te passerait à l'esprit, ni un reproche, mais je te ferai remarqué, que tu as côtoyé, voyagé, défendu, voulu rester en bonne entente avec des personnes dont j'ai bien piètre opinion. Faut-il que je les nommes ? Asophie, Emi et tous ces réformistes du Lion de Judas que je ne connais pas, brigands.  Et ce depuis que tu es en Guyenne. Alors que maintenant tu les connais, alors que tu sais quel genre de personnes qu'ils sont. Et pourtant, malgré ce que je t'ai dis, malgré t'avoir exprimer ma peur, mon ressentiment,  tu les côtoie, voyage et reste là pareille et ce depuis des mois et des mois.  Bien sur que ça ne m'a pas plus, bien sur que j'ai piqué sur le sujet, bien sur que j'en ai souffert et que j'en souffre encore aujourd'hui.
Ce qui vient à te demander ceci ...

Tu me parles de projet, mais y a t-il de ces projets en Guyenne, qui ont cette si grande importance de t'y garder depuis un an malgré mes moult demandes de revenir au Rouergue ? De pouvoir ainsi, construire notre avenir ensemble au fil du temps. Que tu es a t'absenter, que tu es à être chez les moines, tu aurais très bien pu le faire au Rouergue, ce qui nous aurait permis de nous construire entre tes présences, mais tu as préféré le faire en Guyenne. Tu as préféré garder cette séparation et rester la bas.

Est-ce vraiment ces femmes prête a t'offrir ce que je ne peux te donner fautes d'être loin de toi, qui arrivent à te garder là depuis si longtemps, déboutant chaque fois mes demandes ? L"excuse d'Harpege et compagnie n'étant plus un argument pour te garder loin.

Oui, j'ai fini par arrêter de te le demander, arrêter de t'agresser avec cette demande qui chaque fois m'était refusée. Qui chaque fois, a installé cette incertitude un peu plus.

Et encore aujourd'hui, j'ai pas l'impression que tu es une vrai envie de te séparer de tes dames réformistes ou de celles comme tu dis, qui sont prête à t'apporter ce qui te manque, même si je suis là moi, a t'attendre indéfiniment même en sachant tout cela. Plus j'y pense et plus je me trouve idiote...

Je ne me laisse pas flatter par les hommes de cette façon alors que moi aussi il me manque ce qui te manque. Et ce n'est pas ce manque, qui m'attache a d'autre hommes. Qui me marque ou que j'y vois une possibilité de comblé ce que je sais que toi tu peux m'apporter.

Outre ça, pour Debba, je faisais des suppositions, j'étais pas entrain de partir en Guerre avec toi encore une fois. Tu me dis, oui j'ai entendu. Je ne dis pas que je ne te crois pas. Je ne dis pas que tu as tort non plus. Je dis juste, que je ne sais pas. Que les mauvaises langues, que les gens sont si traitent quand ça les arrangent. Qu'il est difficile de clamer qu'on détient la vérité vrai. Tu l'as détient peut-être, tu as surement les preuves irréfutable, oui... Au final je m'en contre fou. J'étais la pour apprendre plus sur lui, pas pour me le farcir dans ma couchette !!!!
Ce qui blesse, c'est de me faire reprocher que j'essaie d'en apprendre plus sur lui, alors que toi tu restes au pieds de tes possibles aventures, je trouve ça dur. Et quoi dire de ton manque de confiance en moi....

Comme si j'étais incapable de voir, de bien juger par moi-même les gens, alors que j'ai été la première à voir claire dans le jeu de Toni, d' Harpege de Frederine et compagnie... alors que tu les défendais. Mais peut importe... Ça n'a plus d'importance aujourd'hui tout cela.

Effectivement, les excuses je n'en voulais plus et au point où on en ai rendu, ils ne serviront pas plus, c'est ta présence que j'avais besoin et que j'espère toujours parce que j'en ai encore besoin et le réclame. Ta présence, ton amour, seul élément capable de panser mes blessures et seulement et uniquement ça. Tu me manques à un point t-elle que tu réalises pas. Je te l'ai dis dans ma précédente, j'ai besoin que tu me rassures, que tu me prennes dans tes bras, que tu me serres fort contre toi. J'ai besoin de te retrouvé. Si toi tu as perdu tes repères, moi mon repère a toujours été toi. Quoi que maintenant,  je m'accroche à ceux du Rouergue pour pas me perdre. Parce que si je me perds, tu me perds, je te perds et c'est pas ce que je veux.

Je peux te demander une ultime fois, ultime dernière fois. Reviens ! Reviens j'ai besoin de toi ! Je te veux toi !

Seras-tu, cette fois le comprendre ? Est-ce assez clair que c'est toi que je veux, que je veux que tu reviennes près de moi ?

Par contre, je ne peux pas te proposer autre chose pour le moment. Tu me laisse dans l'incertitude à ton tour. Des projets ça se construit à deux quand on ai deux. Une vie à deux, ça se bâtis à deux.
Je n'ai jamais été très planificatrice. Chaque fois que j'ai voulu planifié quoi que ce soit, il en a été autrement. La preuve il y a un an, alors que j'étais sensé partir avec toi. Et encore il y a quelques mois, alors que j'avais l'intention de te rejoindre, mais qu'au finale, poussé par toi en quelques sorte et la situation du Rouergue, je suis rester pour faire des mandats Comtesse. Je ne te le reproche pas. Ça m'a apporté quelque chose quand même. Parce que tout ce qu'on fait dans la vie nous apporte quelque chose, que ce soit bien ou mal, une bonne ou une mauvaise expérience ou prise de conscience. Ou encore une autre preuve, où dans ma tête, c'était tout prévu qu'on se retrouve en ce début de Mars... regarde ou on en ai...
Maintenant, j'ai compris,  je suis une de celle, qui en plus d'être attaché, avoir dans la peau ce foutu Comté, que je ne devais jamais rien prévoir.

Ce qui toi, visiblement, à besoin... du moins c'est ce que j'ai compris.

Je ne peux pas te dire, on s'installe là, on va être heureux. A part avoir visité Lodève, je ne suis pas aller très loin, en revenant aussi vite au Rouergue. Rouergue que pour le moment, je n'ai pas l'intention de quitter et où je ne sais pas si tu y retrouveras bonheur, si ma présence seule te suffira.

Pour terminer, sache, que selon ce que j'ai pu lire, que je ne sais pas ce que je peux t'apporter de plus que ce que la Guyenne et ton entourage que tu fréquentes depuis un an t'apporte déjà, voir même plus. Tu es rester pour eux, tu n'es jamais revenue pour moi. Oui oui, je sais, tu as été occuper... absent... Donc occupé avec eux, et rester en absence chez eux pour mieux les retrouver.

C'est comme cela  que je l'interprète que je le vois. Peut-être que je me trompe, peut-être ne vois-je pas claire...

Qu'à mon niveau d'émotion,  je ne tiendrai pas encore des semaines dans cette situation d'abandon, de désarrois, d'incertitude, de manque de toi.

Tu ne sais peut être pas ce que tu as au fond de toi, mais moi je sais ce que je veux ! Je sais ce qui m'anime. Et c'est toi ! Uniquement Toi ! Oui oui, j'attends ta petite voix qui dit, et le Rouergue surtout. Oui y a aussi le Rouergue. Mais y a TOI !

Si on m'a fait du charme ces derniers mois,  je ne l'ai pas remarqué ou je n'en ai pas été marqué par ça. Parce que y a que toi que je veux et que j'attends depuis des mois et des mois.

À moins de me noyer dans le travail ou je ne sais pas... Et encore, l'éloignement, si il s'élargir entre temps, je ne sais pas si un point de retour sera possible. Pas parce que je ne t'aimerai plus, c'est impossible ça.. je te l'ai dis plus haut, mais bien parce que les blessures qui sont encore soignante aujourd'hui, auront déjà cicatrisées, sur que ça dépend aussi du temps et tout le tralala, mais ils cicatriseront à leur façon bien à elles. Et cette façon je l'a connais bien. Avec des marques bien visible. Donc je ne sais pas si rendu là, un rapprochement, sera les faire disparaitre.
L'amour restera, mais la marque des blessures aussi. Me rappelant les événements passés que je ne voudrai plus revivre.

Je ne sais pas ce que tu as l'intention de faire. Venir voir si je dis vrai, de venir discuter de vive voix, de voir si finalement, je peux te suffire face au extravagante de la Guyenne et au réformées auxquels tu tiens tant, ou si tu préféreras rester encore un moment la bas où tu te sens si apprécié.

Mais si tu y reste, peut-être que quand tu seras repus de la vie qu'on apporte la bas, si on peut être repus de cela... quand  tu reviendras, si tu reviens, peut-être qu'à ce moment là, l'amour et ta présence suffira encore a apaiser tout ça. Mais je ne peux te le garantir. Comme je ne peux malheureusement pas t'assurer des projets à la hauteur de ce qu'on offre et que tu vies  en Guyenne.

Par contre, pour sur, qu'il y aura des choix à faire, je ne saurais accepté n'importe quoi. Plus maintenant... J'ai trop souvent laissé libre. Et ça me coute maintenant.

On ne peut pas clamé être des gens honnête et droit et festoyer avec la mauvaise herbes qui est la cause de toutes ces guerres dans le pays.
Je n'ai pas beaucoup de demande.  C'est un choix, que jamais je n'aurais pensée avoir besoin de t'imposer, et ce n'est pas le genre de chose que j'ai l'habitude de faire non plus... Mais je tiens à toi... sinon je tournerais juste la page, en fermant ma gueule.

À toi de choisir; C'est moi ou tes réformistes, mais c'est pas les deux quel qu'en soit les relations entretenus.

À mon tour de te laisser faire tes choix avec tout ce que tu sais, avec tout ce que je t'ai écris. J'ai été la plus précis, la plus honnête et le plus ouvert que possible.
Tu devrais savoir maintenant à quoi t'en tenir venant de mon côté.

Que le Très Haut te guide lo amor.

Crys.


Aussitôt signé scellé, la Rouquine fit appeler, qui après des jours, elle avait fini par savoir son nom, son envoyé spécial au courrier. Elle lui tendit le plie.


C'est à qui on doit porter ce plie Comtesse ?

Au même que la dernière.

Au Comte de Najac donc... Est-ce que c'est de lui cet envoie un peu plus tôt ?

Oui...

Il me semble vous travaillez sur l'âme cet homme... vous êtes sur que tout va bien Comtesse ? Puis-je vous êtres de quel qu'utilité  pour vous soulagez ?


La Rousse le regarda, le foudroyant du regard.

Quand j'aurai besoin de votre aide, je vous le ferai savoir ... quand et comment, outre cela,  ne vous regarde pas.

Pardonnez mon impertinence Comtesse... je vais... oui...

Oui faites faites... [/rp]
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MessageSujet: Re: Correspondance Crysania   Ven 10 Juil - 11:48

Un arrivé spécial (suite)

Citation :
Ma Crysania,



Ta dernière lettre m'a dit mes quatre vérités, aussi pour cette dernière réponse, je n'ai plus rien à ajouter, et n'en ai pas l'envie non plus. Aurions nous été heureux si j'étais resté en Rouergue ? nous serions nous déchirés comme souvent à son propos ? serai-je encore de ce monde ? foule de question à laquelle je n'ai pas la réponse, car tout ça n'est qu'hypothèse et je ne connais que la réalité des choses, dans laquelle je ne me perd pas moins malgré tout.

Je sais juste que si je n'étais pas allé m'installer en Guyenne à t'attendre, tu n'aurais pas contre moi ce grief, bien légitime d'ailleurs. Mais est-ce la Guyenne qui soit la base de tous nos maux ? non, c'est l'attente, une attente qui a trop duré, une attente devenue insupportable. Ici est une première leçon, ne jamais attendre.

J'avais aimé, rêvé d'avance ses retrouvailles qui ne se sont soldés que par un déchirement tel que jamais je n'aurai imaginé qu'il se produise, et qui n'aurait sans doute pas eu lieu si nous étions restés côte à cote, puisque moult fois nous nous sommes affrontés mais toujours retrouvés, parce que nous étions main dans la main. Deuxième leçon, ne jamais quitter ceux que l'on aime.

Sauf quand cela devient insupportable, comme aujourd'hui pour moi, tant en Rouergue qu'en Guyenne. Je quitte cette dernière, non plus pour toi, mais parce que je n'aspire plus au bonheur maintenant que j'ai perdu celui qui me lie à toi. Cela a même achevé de me convaincre que posséder le bonheur est la seule et la meilleure façon de le perdre. D'une certaine façon, cela rend justice de ce que tu jugeas comme une fuite, puisqu'ainsi j'y perd ce que j'y avais trouvé, à défaut surtout de t'y avoir retrouvé. Je sais que tu ne me le demandes pas, mais il m'est impossible de vivre heureux quelque part désormais, du moins je n'y aspire plus .. trop écrasé par le poids des remords, de mes actes manqués.

Je ne sais pas désormais où me guideront mes pas, ici ou là, quelque part, nul part ... je sais juste qu'une partie de ma vie s'éteint. J'aurai aimé ce que nous avons vécu, j'aurai aimé notre Comté, je t'aurai aimé plus que tout autre jamais ne t'as aimé ou t'aimeras. C'est peut-être aussi pour ça que je t'aurai apparemment si mal aimé. La seule certitude qui me restera vivace nous concernant, c'est que tu auras été celle et probablement la seule, avec qui j'aurai accepté, voulu prendre le chemin de toute une vie. Ainsi donc cette Vie facétieuse, nos caractères, nos incompréhensions, et tout le reste se seront dressés en travers du chemin de ce destin, jusqu'à ce que nous trébuchions sans plus pouvoir nous relever.


Chaque fois que mes yeux regarderons en direction du Rouergue, je penserai à toi. Je t'en sais la gardienne, je te sais l'aimer assez pour nous deux, même si toujours en moi vivra ce Rouergue, et nos rêves qui l'habitait.


Veille sur lui, mais surtout prend soin de toi. Sois heureuse, mais n'attend plus. Aime, mais sans jamais plus laisser partir.



Arnaut



Citation :
De: Crysania
A: Arnautpantagon
Posté le: 31 Mar 2011 23:29
Sujet: Re: Un arrivé spécial Citer le message


[Quelques jours plus tard...]


C'était dans un constat effrayant que cette chère Comtesse avait signée son dernier envoie au Comte de son cœur. Le dernier définitivement peut-être...

Tout en lui écrivant, au fur et à mesure ce couchant sur la peau de bête étiré, beaucoup de réflexion c'était passé entre le papier, son esprit et son cœur.

Une de ces réflexions, qu'elle n'avait oser inscrire; de peur de le perdre pour de bon de l'autre coté de la frontière ? De peur de lui mettre trop de pression ? Aucune idée... mais pour sur, elle avait préférée le garder pour elle, pour le moment.

Il lui parlait de son trop plein d'amour, de mal aimer le Rouergue... mais finalement, force de s'apercevoir, que ce n'était peut-être pas le Rouergue qui jouissait autant de ces mots même si il les exploitait, mais lui, lui Comte de son cœur, celui qu'elle attendait naïvement le retour. Oui... elle en était rendu là...

Peut-être que c'est toi que j'aime trop, que j'aime dans la démesure et que j'ai si mal aimé, au point que je me suis perdu... à un point que je me rends compte d'avoir été....

Finalement, c'était peut-être parce qu'elle n'arrivait tout simplement pas a trouver de mot sur cet état d'être, qu'elle n'avait osé l'inscrire. Toutes ces prises de conscience l'avait laisser perdu dans le désert. C'était trop, c'était pas assez, c'était... c'était vraiment démesuré. Elle avait été débonnaire ! Trop tolérante, trop aimante, excessivement complaisante, trop faible pour ne pas lui déplaire...

Maudit sois-tu faiblesse !!!! Tu auras eu raison de moi, de mon avenir, encore une fois !


Maintenant, l'avenir ne pouvait être plus douloureux au coeur de la Rousse Comtesse, que les presque 365 jours passé au fond de sa couchette froide sans lui, à se morfonde, plusieurs fois même a douter... mais toujours espérer...

Voilà qu'à présent, après toutes ces réflexions, toutes ses prises de conscience, elle doutait de l'Honnêté de son cher et tendre, elle doutait qu'il est encore un quelconque honneur en lui par ses faits et gestes de ces derniers mois. Elle doutait et détestait cela.
Mais par dessus tout, elle s'attendait maintenant, à recevoir une missive et une petite boite...

Des mots de colère... du renversement de situation pour la piquer encore et encore, que c'était elle qui avait tort et qu'elle n'aurait jamais du imposer ce choix, que c'était elle qui l'avait abandonné, qui n'avait su le garder ou mieux, le suivre. Elle s'attendait a un ... ''Je me rends compte, que Je ne t'aime plus... je te redonne ce cœur que tu m'as confié...''

Dans la boite, y retrouver ce cœur, torturé, blessé, meurtrie, qui bat a peine tant les blessures sont nombreuses et profonde; et les quelques cicatrices du temps passé, mal soigné.

Un cœur si chaud et vivant autre fois... presque froid et mort maintenant...

Qu'est ce qu'elle en ferait ? Saurait-elle avoir le courage de le consoler, de le soigner correctement ? De lui donner encore une chance d'être chaud et battant, près à se donner à un autre... un jour ? Elle qui lui avait donner cette dernière chance...
Il serait bien plus facile de le laisser se consoler seul, dans cette boite comme cette dernière année qu'elle avait passé loin de celui à qui elle l'avait confié, confiante qu'il en prendrait soin comme la prunelle de ses yeux.
Le laisser ce soigné seul, si il y arrive... ou finir a bout de souffle et de souffrance, se laissant mourir définitivement et se dessécher avec le temps... dans cette boite sombre, sans charme, sans chaleur...

On lui avait dit pourtant... elle n'avait ni voulu y croire ni voulu le voir tant elle l'aimait et l'aime encore. Mais demain était devenu incertain.... Bien plus incertains que cette dernière année passé loin. Ce dernier mois, avait eu raison de ses convictions, de cette force d'espérance d'un avenir auprès de lui. Il en restait, mais tellement peu. Seul un retour pourrait sauvé tout cela...mais il se faisait attendre, toujours attendre et encore attendre...


Drôle de pensée qu'il venait de s'immiscer dans son esprit alors, qu'un messager la rattrapa sur le chemin, apportant réponse de l'homme qu'elle était prête a attendre et aimé encore aussi fort, malgré toute cette souffrance qui régnait en elle. Elle se savait capable de lui pardonner... avec le temps, avec de la patience, mais surtout, avec l'amour qu'il avait pour elle. Non ça ne pourrait être beau tous les jours, mais l'espoir fessait toujours vibré ceux qui s'aiment.

''Alors qu'on l'a poussait à quitter le Rouergue, c'était le même qui lui resterait au finale. Le seul qui serait encore la pour elle, si Arnaut l'a rayait de sa vie.

Celui qui ne pouvait pas bouger, celui qui lui avait fait une place, celui qui l'avait laisser prendre sa place. Ce Comté qu'on lui reprochait de tant aimé mais qui était toujours la pour elle, qui l'avait toujours accueillis et accepté comme elle était. Il serait le seul qui resterait indéfiniment dans sa vie... Alors qu'Arnaut lui, celui qu'elle chérissait tant, qui lui reprochait tous ces maux de l'âme des derniers mois, alors qu'il se l'était infligé lui même..., il était loin, l'avait quitté pour d'autre horizon, c'était éloigné et ou planait le choix qui n'était pas celui qu'elle espérait tant depuis un an.

Il lui resterait toujours ce Rouergue, son bébé... Celui même qu'elle a pensé quitté plusieurs fois, mais qui l'avait malgré cela, fait une place... garder sa place... Mais jamais ça ne serai pareille sans son homme. Il manquerait une partie d'elle quand même. Et surement, que de souvenir... Il garderait au fond de la Rouquine, un vague espoir de le revoir un jour pour vivre ce qu'ils attendaient. Espoir démesuré ? Peut-être... mais espoir et retour auquel elle tenait tant. ''

C'était avec une certaine froideur au cœur et à l'âme qu'elle s'imposait pour ne pas craquer, pour ne pas perdre le peu de raison qu'elle possédait, qu'elle ouvrit cette missive. Les traits fermés, elle se réfugiait une fois de plus dans cette vague d'émotions qui cachait sa faiblesse du désarrois. Sa protection... Combien de fois c'était t-elle caché derrière ce masque ... ?

Elle entama sa première lecture, sur son avenir, sur leur avenir, en retenant sa respiration, la boule qu'elle savait bien présente à l'estomac, la gorge sèche. Tout son corps était retenu, crispé, près à réagir d'une façon ou d'une autre à la lecture.


Quelques lignes... une majestueuse gifle sur la joue gauche, se redresser, faire face. Encore quelques lignes... cette fois, sur la joue droite, respirer, se redresser, reprendre la position initiale, replonger son regard, ne jamais baisser l'échine ni frotter les pigment de douleur de la force de l'impact.
Plus loin encore... une forte et violente bourrasque, poussé par derrière, plaqué au mur, son corps s'enfonçant, se fondant dans celui-ci, sans les épaules, les omoplate et le bas du dos qui eux restent sur la surface dur. Violente douleur... ne pas baisser l'échine , ne pas montrer la douleur, affronter, rester droite, rester forte.
Un peu plus loin, la fin, le coup fatale, le dernier coup, le coup de poignard dans les entrailles, celui qui déchire, celui qui fait le plus mal. Sortie du poignard avec une telle délicatesse, qu'on sens la lame passer, sortir doucement, laissant ainsi couler le sang dans une vive douleur, tellement vive qu'on a l'impression de plus rien ressentir. Laissant ce corps, même si il avait vu venir sans se défendre, se vider.... Laissant une partie de son corps inanimé.

Malgré qu'elle s'y attendait, malgré que les échangent qu'ils avaient eu ce dernier mois l'avait emmené à en prendre conscience, l'espoir du retour elle avait toujours eu au fond d'elle. Elle arrivait bien mal à voir comment elle pourrait vivre sans lui... Comment juste respirer sans lui...? Si elle avait réussi tout ça, en l'ayant loin d'elle, la situation n'était plus la même.

Son corps qui était prêt à réagir, mais entre la tête et le cœur, il y avait toujours une marge, il était déconcerté. À un point telle qu'il n'arrivait pas à réagir à ce que sa Rousse Maitresse lisait. Elle lui avait tellement inculqué la souffrance ces dernières semaines et encore plus ces derniers jours passé, un lâcher prise pour mieux attendre, pour tenté de moins penser. Mais maintenant, il ne comprenait plus rien à ce que le cœur de la Rouquine lui commandait.

Elle s'y attendait, mais pas comme ça... Elle s'y attendait, mais ...

Elle lu et relu, à mainte reprise, elle n'y croyait pas, ne voulait pas le croire. Un plongeon dans les profondeurs, qui attire, qui noie...
Mais ses multiples lectures fini par prendre le dessus sur ce corps qui s'était crispé. Une larme, puis deux, puis les deux yeux, coulèrent doucement du coin des yeux, pour glisser le long de ses joues et finir leur chemin, soit sur la lettre, soit sur ses lèvres. Son cœur, si il avait reprit un rythme, il n'était plus le même, comme si, il en manquait un immense bout, lui laissant juste assez pour tenir debout.

Elle lui avait donner le choix, les portes étaient grande ouverte. Ses sentiments à son égard était clair. Son trop plein d'amour exprimé, n'avait pas su le faire revenir. Des remords qui prennent le dessus sur ? Qu'est ce qu'il avait fait ? Qu'est ce qui était si dur a surmonté ? Son amour n'était pas si grand qu'il disait ?

Elle avait tant espéré, malgré tout, le voir venir vérifié au moins. Mais il en avait décidé autrement dans des mots bien déchirant.

Dans cette confusion de surprise, la pauvre Rousse y comprenait plus grand chose. Entre la peine et la souffrance, la pointe de cette colère pour apaiser ce qu'il ne pouvait plus faire.

Elle avait trop de question qui resterait sans réponse. Elle savait très bien que ces questions la rongeraient toute sa vie mais pour l'heure...

Se calmer, respirer. Inspirer, expirer.

Une réponse il devait y avoir, mais pas cette nuit. Pas dans cet état, ou pèle mêle, la colère de la raison déraisonné, contre elle, contre lui, contre l'univers et ces cris du cœur qui cherchait juste son bout de bonheur, auprès de lui, auprès de leur vie. Ce bout de bonheur qu'elle avait rêver, qui avait débuté... qui maintenant, resterait que dans les souvenirs...


Après plusieurs heures à réfléchir, elle fini même par se demander si réponse serait encore plus cruelle que le silence. Il le voulait peut-être se silence...

Finalement, elle prendrait une chance, sans vraiment savoir quoi écrire. Elle laisserait plutôt son cœur la guidé...

Se mettant a étaler des mots un après l'autre, rien ne lui semblait bon , soit trop forcé, soit trop mou. Soit trop coupable, soit trop reproché. Lire et relire, rayer, recommencer.

Elle voulait laisser place uniquement à son cœur, mais tous ses sentiments se mêlaient, chacun voulait avoir raison sur sa main, chacun voulait son bout de gloire ou d'espoir.


Citation :


Mon Amour,
Je reste sans voix.

Mon Amour,
Tendre qui s'en vole,

ll aura été bon de t'aimer, proche, éloigné
Il aura été agréable de t'aimer, une caresse, une tendresse
Il aura été enivrant de t'aimer, dans le déraisonné, le passionné
Il aura été dur de t'aimer, dans les déchirures, les blessures
Il aura été difficile de t'aimer, dans les rages, l'abandon
Il aura été insupportable de t'aimer, dans l'inquiétude de l'éloignement

Mais je t'ai aimé, plus que démesuré.
Mais je t'ai aimé, dans la douleur et la torture.
Mais je t'ai aimé, sans jamais vraiment désespéré

Il semble que... je ne peux l'accepté.
Mais alors que tu détruis
Cet amour bat encore plus fort,
Même si le cœur se fait froid et mort
Plus fort pour ne jamais oublié

Que rien n'y finira
Qu'aucun jugement n'y fera

Le bonheur souvent caché par la peur
Un simple geste ou une simple pensée
Suffit de le trouver.

Peut-être ais-je tort de tant t'aimer
Dans la vie ou la mort
Vivre pour mourir
Ou mourir pour vivre

Devant cette armée, devant ce combat
Si plus mon cœur ne bat
Demain, je veillerai sur toi

Aimé démesuré
Aimé passionné
Amour torturé
Amour échoué

Alors que la raison veut te détester,
De t'avoir tant aimé
Alors que la raison veut te torturé,
D'avoir si facilement abandonné.
Alors que la raison dit suffit
Mon cœur cri

Entre le cœur et l'Esprit...

La mort ne serait que douce délivrance
À se cœur abandonné d'avoir aimé

Je t'aime mal pour t'avoir laisser partir
Je t'aime mal pour t'aimer encore.

Mais voilà,

L'important n'est que ce mot,
Ce petit mot qui permet de vivre
Qu'on oubli parfois de faire vivre
L'important n'est que ce mot
Aimé
Aimé tant que le coeur y est.


Adieu à toi mon amour éternelle
Peut-être qu'un jour tu réaliseras
Que Ton bonheur est en toi
Et que ta dulcinée est chez toi.
Qu'elle ne t'oubliera pas,
Ni abandonnera
Cet amour pour lequel elle s'est fait si passionnelle.
Dont l'espérance à toujours été a des jours plus merveilleux tous les deux.



Voilà, elle avait réussi, après des heures et des jours, à contenter son cœur et son esprit. Chacun avait eu son bout d'écrit, où elle avait réussi à trouver suffisamment de paix, à force de recommencer. Après avoir tout écrit, peine, douleur, déchirure, reproche et torture, pour choisir des mots purs.

La Rousse savait très bien qu'elle le détesterait maintenant autant qu'elle l'aime et l'aimera. Seul son retour aurait eu raison de cela. Peut-être que le temps changera ou apaisera, mais pour l'heure, elle se sentait faible et humilier comme jamais elle ne l'avait été auparavant.

On l'avait tromper, on l'avait trahis, mais encore, on lui avait dit la vérité sans la quitté. Où elle avait trouver un ami, elle avait trouver un amant. Enfanté et trompé, mais rester par amour pour elle Uniquement. Une seule femme avait définitivement son cœur, mais elle n'avait su l'accepté. Ça avait été par des comtales bien déchirante qu'elle l'avait en terminé. Quand la haine prend place à l'amour ou plutôt l'amitié, il n'y avait plus grand chose à y faire.

Arnaut lui avait dit la même chose, mais était partie. Comment accepté de se faire trahir une deuxième fois, alors que là, l'amour était bien plus grand, bien plus puissant et sincère ?

On l'avait meurtrie, mais cet homme qui ne voulait plus du bonheur, avait su la faire revivre encore plus fort qu'elle ne l'avait jamais été par le passé. Une pensée pour ''tendre''... celui qu'elle avait quitté de peur de souffrir.
Pour sur, elle avait grandit, ou payait cette peur de souffrir, son crime du passé. Au centuple. Une façon de se faire pardonner face à cet homme, qui finalement n'en voyait et savait rien.

Elle voyait mal qui pouvait être encore plus fort que son déchirant amour, plus ruser pour encore réussir à la torturer. Alors que dans son esprit, il était plus facile de soigné et d'apprendre l'un et l'autre, pour atteigne justement cette perfection. Pourquoi partir.

Pourquoi elle n'aurait pas le droit de choisir avec qui elle apprendrait à être heureuse et arrêter de faire fuir ce bonheur qu'elle tenait entre les mains ?

Trop de question, trop de tourment, une immense fatigue régnait en son corps.... Mais l'heure n'était pas à l'écouter. Une armée, des félons, elle s'était proposée, se défoulé. Solution pour s'apaiser ? ou peut-être mourir. Fallait tenir ses engagements maintenant.

Déposant plume dans ses pensées, elle plia ensuite la lettre et la confia à Barniet.
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MessageSujet: Re: Correspondance Crysania   Ven 10 Juil - 12:51

Quand les paroles et les actes se contredisent... il faut ?


Citation :
De: Crysania
A: Arnautpantagon
Posté le: 27 Juil 2011 05:01
Sujet: Quand les paroles et les actes se contredisent... il faut ? Citer le message
Citation:
Sur les routes, Juillet 1459



Bonjour Arnaut,

Il y a longtemps que je n'ai pas eu de tes nouvelles... un peu plus de deux mois, presque trois en faites.

Je dois bien t'avouer, que je ne croyais pas que je serais resté sans nouvelle de toi tout ce temps. Même pas un petit mot.
Ça me déçois profondément. Parce que l'espace d'un moment... j'avais cru, j'avais eu un regain d'espoir, qui ne m'avait pas quitté, mais une poussé de plus... j'aurais tant aimé...

Enfin....

Tu m'as dis que tu as toujours eu la certitude de jamais vouloir me perdre. C'est une grosse incompréhension pour moi.

Ce que j'entends par incompréhension sur ces propos, c'est que malgré cette ''certitude'', tu m'as laissé pour te retrouver dans les jupons de ''ta chère passionnée Sophie'' dont tu me disais ne jamais vouloir toucher ... Ce dont j'ai toujours cru parce que je te faisais confiance. Les doutes que j'avais, c'était bien ceux qu'elle use de ses charmes sur toi et que tu finisses par craquer à m'avoir loin... Et bien, j'avais pas tout a fait tort dans un sens... ou oui peut-être en faites. Parce que le ''pas vouloir la touché'' était peut-être juste un grossier mensonge. Donc elle n'avait surement pas besoin de ses charmes actif pour déjà te titiller les braies.

Faut croire que l'amour fait pas tout dans la vie, faut la volonté aussi et les moyens de le faire vivre cet amour...
C'est vrai que j'ai cru, naïvement, que le fait de te laisser partir en Guyenne, le fait de t'attendre, te ferait finalement comprendre à quel point je t'aimais pour rester séparer loin de toi de la sorte. Mais semble bien évident, que tu as compris tout le contraire, malgré mes maintes demandes de revenir.

Mais il n'en reste pas moi que, tu dis... tu as la certitude ne pas vouloir me perdre, mais tu me laisses, ce qui n'est déjà pas compréhensible avec le ''la certitude ne pas vouloir te perdre'' mais la dessus, pour aller forniquer avec Sophie. J'avoue ne pas arriver à suivre la suite logique... Oui oui, tu me diras que t'avais perdu tes repères ect... Mais ça reste illogique ! Il te suffisait de revenir. Au nombre de fois que je te l'ai demandé. C'est pas comme si je t'avais ignorer tout ce temps là...

Quand on s'est vu à Rodez, j'avais pas tiqué sur cette chose illogique... Mais bon, près de trois mois à tourner en rond, attendre un signe de vie de toi, un petit signe pour me faire comprendre la suite, me rassurer sur ce que tu m'as dis à Rodez, deux mois a réfléchir, à me poser des questions du pourquoi je ne t'ai pas près de moi, du pourquoi je ne reçois aucun mot, pourquoi ci et pourquoi ça... on fini par se dire... il m'a raconté n'importe quoi. Mais Pourquoi !?

Enfin passons, Je sais pourquoi j'ai pas tiqué. Parce que, par amour, j'étais prête a passé par dessus bien des choses, même ça, même cette incompréhension et tout ça, parce que je tiens à toi... même si surement j'aurais du ronger mon frein un moment, mais bon... je sais que j'aurais passé par dessus.. Parce que même si maintenant j'ai le doute, j'ai toujours cru que tu étais... mon homme... a moi... enfin...


Donc, l'or de cette charmante, très émouvante et touchante rencontre à Rodez, tu me dis que tu es certain de plus vouloir me perdre et de tout faire pour ne plus me perdre... Je me demande si j'étais trop perturbée par cette rencontre, tes mots et tout le tralala, parce que j'ai l'impression d'en avoir sauté des passages... Au finale, tu étais sensé me démontrer comment que tu ne veux plus me perdre au juste ? Comment je suis sensé être sur que tu ne veux plus me perdre ?

Certes, tu as des choses a régler avec toi même... Mais...

Est-ce en me lançant à Cahors que tu ne vends pas tes champs parce que tu ne sais pas c'est quoi tes plans ? Parce que sincèrement, je croyait que tes ''plans'' étaient justement ne plus me perdre et de tout faire pour ça... Donc encore là, j'y vois une illogique... Parce que comme tu le sais, comme tu l'as toujours su, je n'irais pas en Guyenne et encore moins quitté le Rouergue. Tu le savais, bien avant moi-même en plus.

Ou c'est peut-être en me laissant sans nouvelle ? C'est sur que, plus de distance rapproche évidemment, on en a eu la preuve lors de nos joyeuse retrouvailles après nos mandats... Pourtant, tu sais très bien, pour me l'avoir dit toi même, que ça fonctionne pas comme ça...

Oui oui, j'ai bien compris que tu as des choses à régler... mais j'étais sensé faire quoi moi ? T'écrire pour te faire comprendre combien j'ai hâte de te revoir ? Combien je tiens à toi ? C'est toi qui m'a fait une promesse. Pas a moi de te la faire tenir.
De croire ce que tu m'as dis à Rodez comme si tes paroles était devenues de l'or pur même après ce qui s'est passé durant cette dernière année ? Te croire avec ton autre, je sais que tu n'aimeras pas, mais ton autre catin que tu balade partout, même jusqu'à Espalion où tu as séjourné des semaines, sans même me donner signe de vie ?

Que tu ais des choses à régler, ne t'empêche pas de me donner signe de vie, de me tenir au courant ... Mais semble que tu préfères me laisser a coté de tout ça. Me garder bien loin...

J'avoue que, soit c'est moi qui est une vrai cruche dans l'histoire et que t'en a plus rien a foutre de moi depuis belle lurette et tu n'as pas de couille pour le dire correctement et monte toute une histoire pour que je le comprenne, soit ... ben non y a pas d'autre soit, parce que je trouve que tout ce temps sans nouvelle de ta part c'est déjà immense pour quelqu'un qui disait plus vouloir me perdre mais toujours a balader sa réformiste partout. On ne peut même pas dire que je suis impatiente. Parce que coté patience, je crois avoir même dépasser la limite du raisonnable.

J"aurais pu t'attendre des semaines et des semaines... des mois et des mois... avoir été sur que tu tenais vraiment a moi... avoir été sur, que tu ne me racontait pas n'importe quoi. Je n'attendais juste ça... quelques chose de solide et de rassurant.

Non je ne suis pas en colère. Je suis blessée, déçue. Parce que l'espace d'un moment, j'ai cru que tu tenais à moi... J'ai cru que j'avais de l'importance à tes yeux. Mais tu vois, je me retrouve encore comme il y a quelques mois... un peu avant que tu me laisse pour ''tes plaisirs personnelle'' dirons nous.

Je pourrais continuer avec des méchancetés, parce que le meilleur défenseur de ma tristesse c'est la colère, mais je vais tenté de me retenir et de géré dans la suite.

Des fois, j'en viens à me demander si je n'ai pas rêver cette nuit là... Enfin, si c'est un rêve j'aurais pu m'abstenir sur des détails quand même... Mais bon, non ce n'en ai pas un... Donc, je fini par pencher sur la mise en scène...

Je sais comment tu es aussi Arnaut. Si j'ai la rancœur tenace, dont je sais comment on peut l’apaiser, toi, tu aimes bien tourner le couteau dans la plaie de ceux, qui pour toi, t'ont fait du mal considérable. Et je sais comment tu peux être intransigeant en amour... je sais que tu m'en veux pour X ou Y Raison... dont toi seul connais l'équation...

Ça me déçois... tout ça, arrivé parce qu'un jour ta décidé de partir du Rouergue, parce que je t'ai laissé partir et que force d'être loin et de se rater, la tension à monté, les prises de tête plus fréquent, des vérités qui n'ont pas été appréciés, des envies d'aller voir ailleurs...

Tu vois dans les vérités que je t'avais fait part, celle que tu tenais plus aux Guyennoises qu'à moi y était. Il aurait fallu peu pour me démontrer que j'avais tort...

Enfin, tout ça pour dire que, ne te casse plus la tête, enfin, si tu te la cassait, ce qui m'étonnerait faut bien l'avouer. Parce que la débonnaire que j'étais, est devenue très exigeante et plutôt froide.. De plus, je ne crois pas, sincèrement, après tout ça, que tu es les nerfs assez solide ou pas assez de courage, de passer au travers d'un ''réapprivoisement'' qui semble ne pas être de sitôt selon ce que je vois et constate parce que tu sembles avoir bien d'autre choses plus intéressante à faire que me donner de tes nouvelles...

Tu vois, si toi ta perdu tes repères, tes certitudes il y a longtemps alors que j'étais là à te supplier de revenir vers moi... dit toi que moi, j'ai tout perdu, parce que tu me tiens très loin de toi...Il n'y a plus de confiance, plus de certitudes ni même une onze d'espoir, tout juste un amour blessé, déchirer qui a pensé une nuit, retrouver ses pansements, mais qui finalement, est encore à se soigné seul. Je ne suis même pas sur, que cet amour suffirait... enfin peut-être que oui, peut-être que non... Encore faut-il qu'il est une quelconque importance à tes yeux... pour se battre.

Je me suis faites une promesse à moi-même il y a longtemps, avant qu'on se voit à Rodez. Celle de prendre soin de moi. Enfin, pas trop le choix d'en être venu à ça... vu que tu n'étais plus intéresser à le faire... et c'était soit ça, soit se laisser mourir.
Donc, j'ai du, devant ton grand silence, devant l'absence, même minime d'un geste, d'une once d'espoir, prendre une décision... Ce qui n'est pas concret ne vaut pas la peine de s'y attarder dans une attente d'on ne sais quoi.
Dans l'incompréhension de tes paroles et tes actes, dont je sais que je n'aurais jamais réponse cohérente à toutes ces questions...
J'ai assez vécue la distance, la séparation, la solitude, les humiliations, les coups dur, les mensonges et tout ce que tu veux, pendant un an... me morfondre sur notre avenir, d'attendre que tu veules bien te décider a prendre ta rame et a ramer avec moi un peu pour nous faire avancer.
Faire des efforts alors que tu n'en fais pas... non...
Parce que je sais que ça ne donnera rien du tout. On en a vu la preuve cette dernière année.

Je crois que personnellement, j'ai tenté sur toutes les coutures depuis qu'on a été ensemble de te démontrer à quel point tu comptais pour moi, à quel point je t'aimais et que je ne voulais pas te perdre et ce même en te laissant partir en Guyenne et tout ça au mieux que j'ai pu et tu sais très bien que j'ai peine et misère juste a démontrer mes sentiments correctement. Combien de temps ça m'a prit juste pour te dire je t'aime? Longtemps... Mais il était profond et venait du plus profond de mon coeur. Ce mot a été dit, avec tout ce qu'il comportait dans mes valeurs à moi. Soit Confiance, amour, fidélité, passion, patience et j'en passe encore des meilleurs. Mais... semble que tu n'es pas vu à quel point tu comptais pour moi, à quel point je t'aimais. Seul nos différences d'opinions sont rester à ton esprit. Enfin c'est l'impression que j'ai.

Pas que j'ai envie de te perdre, bien au contraire, j'ai attendu tout ce temps un signe... juste un petit... même minime... Tout ce temps, j'ai rien brusqué, enfin au mieux que je pouvais. J'ai gardé espoir. Mais aujourd'hui, l'espoir n'y est plus. J'ouvre les yeux et je ne vois pas ce que tu as fais pour nous garder. Je ne vois pas... je ne vois plus...

Il y a des semaines que je t'ai demander d'au moins m'écrire pour me rassurer. Pour me montré ta sincérité. Deux longs mois ! Tu as eu largement le temps pour m'écrire un... ''Je vais bien, t'inquiète pas''... Ou ''je ne vais pas bien''... ou ''je n'oublie pas la promesse que je t'ai fais''... ou que sais-je encore... J'étais pas si exigeante que ça....

Et tu me diras que c'est pas normal que je t'écrive toutes ces bêtises hein ? Moi je te dirais que c'est plus que normal de te faire part de ce que je ressens.

Non mais, parce que si réellement t'était sincère dans ce que tu me disais à Rodez, je ne devrais pas rester dans l'incertitude de tes paroles, de la véracité de tes mots...
Je ne devrais pas rester sans nouvelle de toi ou te voir loin de moi. Bien au contraire, tu devrais être près de moi. Mais tu sembles préférer faire cavalier avec l'autre ou peut importe, ce n'est pas avec moi, ça c'est certain ... Et c'est bien dommage... déchirant même... enfin...

Et ce n'est pas parce que tu n'en as pas eu la preuve, mais les épreuves, pour un couple ou appelle ça comme tu veux, ce qu'on est présentement après ce que tu m'as dis, ça ne se surmonte pas chacun dans son coin.
Pour moi, ne pas vouloir me perdre comme tu me l'as laisser entendre à Rodez surtout après ce qui s'était passé, c'est en tant que possible retrouvailles d'un couple, plus solide qu'il était. Mais je ne vois pas comment ça peut se faire séparément.
Tu me diras que tu restes seul dans ton coin, à méditer, à réfléchir, à faire le ménage et que tu sois près de moi ou loin ne change rien du tout, parce qu'au finale, ça revient exactement à la même chose. Tu serais absents... mais pour moi, il y a une différence. Parce que près de moi, je sais que tu es là, et que tu tiens à moi et que, ma présence, même si tu la remarque à peine, tu l'as vois... alors que loin, tu ne me vois pas du tout, tu ne me remarques pas du tout. Mais les autres, elles sont là... Les mêmes qui ... finalement, nous a éloigner. Voilà où est la différence pour moi !

D'autant que selon la lettre que tu m'as laissé pour rompre fait justement mention qu'il ne fallait pas être loin de l'autre... Ou attendre... ect... Pourquoi tu m'as raconté ça à Rodez hein, si c'était pour ne même pas appliquer ce que tu dis... ? Enfin... Ce ne sont que mes avis, ma façon de voir les choses, ce que j'ai appris depuis tout ce temps.
Et je ne crois pas que c'est loin de moi, qu'on arrivera a quelque chose ensemble. Et pour dire, j'en ai pour preuve ce qui s'est passé ces dernières semaines. Comme tu le disais dans une de tes lettres, c'est ensemble qu'on s'est toujours relever et pendant cette dernière année, même loin on était plus proche que ça... et ça foiré... ça en dit long pour ce moment ci.

Enfin... ça ne fonctionne pas entre ce que tu dis et ce que tu fais. Je ne sais même pas où tu en es... ce que tu fais... je suis dans le noir complet...

Donc voilà, c'est ce que j'avais à te dire. J'aurais quand même espérer t'écrire autre chose que ça... être une réponse à un de tes envoies... mais bon... sans nouvelle... J'ai beau avoir des sentiments pour toi, d'avoir eu la certitude qu'on se retrouverait, je n'ai plus cette certitude aussi forte maintenant... J'ai déjà tout tenté, la gentillesse, les crises, la torture, l'espoir, tout tenté, pour te garder près de moi, j'ai tenté même la menace, les vérités pour te faire revenir qui s'est vu un revirement de situation de ta part en me laissant ... La seule chose que j'ai pas fais, c'est d'aller m'installer en Guyenne. Alors que tu savais très bien que j'étais trop attacher au Rouergue, que ma vie s'était la et que je ne voulais rien savoir de la Guyenne... et de ses réformiste...
Que le Rouergue avait besoin, que tu savais que je n'arriverais jamais a le quitter... Tu le savais avant même que je sache moi-même. Et au finale, je ne sais même pas si ça aurait donner quelque chose de bénéfique que je vienne m'installer en Guyenne... Tu avais bien trop tes Guyennoises réformiste en tête...

J'avais pourtant cru, que si tu m'aimais, tu serais revenue au moins pour voir ... déception déchirante.... Je ne sais pas ce que tu attendais de moi... mais sur, je l'ai pas capté, tout comme je capte pas plus cette scène à Rodez et ces deux derniers mois.

Ça fait vraiment mal, même de l'écrire... parce que... J'avais vu ma vie avec toi, j'avais vu des beaux moment avec toi, j'avais vu naitre des nouveaux projet ensemble pour oublié ceux qu'on avait manqué. Je nous avais vu rattraper l'année passé loin de l'autre. J'avais rêver de pouvoir te donner un fils ou une fille, voir plusieurs... . J'avais vu, j'avais rêver, j'ai cru, j'étais certaine... Trop rêveuse, trop confiante, trop aimante... trop de tout...
Même Ulrich, paix est son âme, a eu tort... deux fois plutôt qu'une... on aura jamais fait ces nombreux lapereaux qu'il voyait déjà courir partout...

Depuis que tu m'as laissé, j'ai bien compris maintenant, qu'on n'avance pas bien sur un seul pied. Qu'on avance pas bien, quand un pieds est blessé si l'autre n'est pas là pour appuyer aider le blessé durant la marche qui peut être très ardu parfois. Une marche, monté une colline, une course à pieds, ça se fait à deux pieds... blessé ou non, un seul ou les deux... toujours plus fort a deux.

C'est comme un bateau, si ce n'est qu'un seul qui rame, à force, celui qui rame, il s'épuise, et là on peut voir que le bateau fini par tourner en rond et sans le soutient, l'aide de l'autre, devant les vagues, on se fait renverser rapidement.
Et c'est exactement ce qui est arrivé durant la dernière année, où tu as arrêté de ramé, me laissant seule pour faire. On a avancé un petit moment, mais j'ai fini par m'épuiser, je t'ai demandé de l'aide que tu m'as refusé. J'ai persévéré, garder courage pour nous deux. Je savais que tu n'étais pas au mieux de ta forme... Mais j'ai aussi vu que ta forme à mes yeux a moi et celle que tu laissais voir au Guyennoises, n'était pas la même du tout... Avec elle, tu en avait tout plein de forme... J'ai fini par pété les plombs, avec raison, tu n'as pas aimé, une vague est arrivé et nous a renversé... Au lieu de s'accrocher l'un a l'autre pour s'en sortir, ta préféré te sauvé seul, me laissant...

J'ai atteins la rive sans toi... Tu y étais par contre, on s'est revu donc, et tu me dis que tu veux qu'on avance mais chacun dans un bateaux, un certain temps, à ramer un près de l'autre, voir ce que ça va donner, pour peut-être, si tout va bien, d'en prendre juste un et ramer ensemble. Mais avant, tu dois réparé ton bateau... beaucoup plus loin sur la rive... loin de mes yeux... loin de moi... tu as préféré le réparer avec Graindefolie... enfin, celle avec qui tu as préféré nager, aider, sauvé, pour atteindre le rivage en me laissant seule au beau milieu de nulle part... et j'imagine encore déjà, la voir monté avec toi dans ton bateau après réparation...

Le soucis Arnaut, c'est que nos bateaux restent très loin l'un de l'autre. Et si ils restent loin, de un, on ne se comprendra pas, de deux on ne pourra pas se soutenir l'un et l'autre devant les vagues immense. L'autre étant bien trop loin pour venir en aide. De trois, loin l'un de l'autre, on ne partage rien du tout. Et en plus si elle, elle est la, j'ai plus rien a faire dans le décors... vu que tu auras avec toi, quelqu'un pour t'aider, quelqu'un pour partager, discuter... alors moi dans mon bateau plus loin... je ne sers plus a rien.
Je ne savais pas que ta vision a toi de la vie, de la vie a deux, était celle de faire chacun ces trucs dans son coin en y rajoutant une femme réformiste qui te suit à la botte de ton ombre. Pourtant, ta lettre, elle disait bien le contraire. Tes actes eux... ne suivent pas.

Oui oui, t'es pas en forme, t'es blessé et tu as besoin de support. Mais le support, tu le trouves déjà ailleurs.
Je ne peux que comprendre que tu n'as plus besoin de moi... que tu ne désire pas avoir besoin de moi, contrairement à moi qui a juste une envie, c'est de tout partager avec toi. Peine, souffrance, plaisir, amour, joie, difficulté... enfin tout... Encore pas la même vision...

Si on avait une complicité il y a longtemps, je ne la vois plus aujourd'hui, à ma grande déception. Je nous croyais bien plus fort que ça... plus proche.... Je croyais que les première épreuve qu'on avait du surmonté avait suffit a démontrer bien des chose... je me suis trompé... il n'a pas suffit de grand chose pour tout détruire....

Je sais que si tu étais réellement sincère, tu comprendrais ce qui est écrit et agirais ou aurais agit sans même que je l'écrive, en conséquence d'une façon ou d'une autre....

Le problème, c'est que cette confiance aveugle que j'avais pour toi, il y a longtemps, n'y est plus. Et que devant les faits, devant ton silence, devant ton incohérence, je n'y crois simplement plus...

Tu voulais me donner une raison pour que je ne t'attende plus ? Tu voulais me donner une bonne leçon de souffrance ou d'incertitude comme tu les a vécu sans m'en parler le moindrement du monde ? Tu voulais que je reste loin de toi ? Tu voulais simplement me faire comprendre que ma dernière lettre était vaine de sens. Tu voulais me faire comprendre à ta façon que j'avais plus autant d'importance dans ta vie que tu le disais... Je t'annonce que tu as réussi merveilleusement bien. J'ai beaucoup de patience, j'ai beaucoup de compréhension... mais j'avoue que la... ou dois-je mettre la limite ? Maintenant, hier, dans six mois ? Sans savoir si t'étais vraiment sincère... si je retrouverais l'homme que j'aime...
Je ne t'avais rien demander a Rodez avant que tu me déballes tout ce que tu m'as dit.. et si tu n'étais pas sincère, t'aurais juste pu te taire et faire ta petite affaire... J"aurais fini par comprendre...

À cahors, je ne t'ai pas demander la mer a boire. Je t'ai juste demandé de m'écrire, que tu me rassures, que tu me donne confiance.... Que tu me donnes de tes nouvelles au moins... mais rien de rien... voir même plusieurs semaines au Rouergue, sans me faire signe...

La parole donner Arnaut, est histoire d'honneur... Une promesse, c'est une histoire d'honneur.

Où sont passé tes valeurs que j'admirais tant hein ? Où est passé ton honnêteté, ta droiture ! ? Où est passé l'homme que j'aimais par dessus tout et pour lequel ma patience et les épreuves n'arrivait même pas à faire disparaitre ou diminuer cet amour ? Où est juste passé l'homme que j'ai toujours cru était l'homme de ma vie ?
Envolé on dirait bien... tout du moins, tu caches bien a mes yeux.


Gaspille pas ton temps à me répondre... J'ai pas envie de lire des choses que je sais déjà... Voir pire... Je préfère rester sur mes incompréhensions et mon douloureux deuil que je fais de notre histoire...

Je ne t'écrivais pas non plus pour essayer de te sauvé, nous sauvé ... on ne sauve pas quelqu'un qui ne veut pas l'être et on ne sauve pas ce qui peut l'être si il n'y a pas tous les moyens mit en oeuvre pour y arriver. J'ai plus aucun moyen de faire avancer quoi que ce soit... c'est toi qui a depuis longtemps tout en main....

Pour ma part, je m'incline. Ils, elles... vous avez tous gagnés...

Tout ceci, était juste un besoin de te dire ce que j'avais sur le coeur et la conscience et essayer de me libéré de tout ça.

Je te souhaite malgré tout de trouver ton bonheur.


Crysania

Citation :
Ma Crys,


Tu m'as demandé dans ta lettre de ne pas te répondre, mais comment à toi pourrai-je répondre à des adieux par un silence ? Ne serait-ce que pour moi-même, pour cet honneur que tu penses que je n'ai plus, pour ma volonté d'honnêteté et de vérité, mais aussi pour toi, comme si tu n'avais été que la victime d'intentions mauvaises et de fables. Le doute est ce qu'il y a de pire, certains doivent être dissipés, parce que quoique tu penses de tout ce qui s'est passé, le seul doute que je ne peux accepter que tu ais, c'est qu'un jour tu ais cessé d'être dans mon coeur.

Pour la discussion de Rodez, ce n'était, malgré mes espoirs, finalement pas celle d'un aimant demandant à son aimée de l'attendre encore et encore. C'était bien mon intention initiale mais finalement cette discussion était celle de quelqu'un qui se sentait déjà mourir, et qui demande au seul et unique amour de sa vie si il ne l'a pas définitivement perdu, pour savoir si à l'heure où sonnera le glas, c'est son souvenir qui l'accompagnera ou si elle sera là pour prendre ses mains dans les siennes, afin qu'il sente ce qu'il a eu de meilleur dans ce monde quand la dernière étincelle de vie le quittera. Mais plus important pour moi encore, je voulais qu'à l'heure de mon trépas, ce ne soit pas la colère qui soit dans tes yeux. Je voulais estomper nos différents pour que, dans les derniers instants, ne subsiste simplement que le doux souvenir des moments heureux, car eux seuls peuvent encore valoir la peine d'être un peu rêveuse sur le tombeau des regrets.

Aurai-je du ne pas attendre cette lettre de ta part pour t'écrire ? je ne sais, mais si je ne l'ai pas fait avant, c'est parce que cette heure n'était pas encore venue. Jusqu'à ce jour, je suis demeuré enfermé dans mon donjon de Najac, coupé de tout et donc de longue date maintenant.Il y a des semaines que mon champs est en vente à Cahors, il y a près de deux mois que je n'ai aucun rapport avec ceux de Guyenne, ni personne d'autres d'ailleurs, sinon Graindefolie qui m'a fait prévenir pour m'annoncer qu'elle me devançait sur le chemin de l'au-delà.

Jusqu'ici refuse encore de s'éteindre cette flamme d'espoir qui m'a fait me relever chaque fois que je suis tombé, qui a continué de me faire avancer et de me guider à tâtons lorsque j'étais plongé dans le noir. Pourtant je prie que la chandelle finisse de brûler car cet espoir m'a trop nui, et à toi plus encore qu'à moi. Je n'ai pas besoin de l'expliquer, tu le dis, le répètes en long, en large et en travers dans ta lettre et tu as bien raison. Si je n'avais pas eu cet espoir, de pouvoir revenir, qu'on puisse reprendre cette route ensemble, cela fait des mois que tu aurais pu reprendre la tienne, cesser de m'attendre, cesser d'espérer en vain à ton tour. Cela n'a fait qu'accroître cette colère bien justifiée, même si elle aura au moins eu le mérite de montrer que tout ce gâchis m'incombe. La seule chose que j'aimerai changer dans ces convictions que tu as acquises, c'est que je n'ai jamais voulu te mentir, jamais voulu me jouer de toi. Lorsque je te mentais, c'est parce que je me mentais à moi-même, lorsque tu t'es sentie trahie, c'est parce que je me trahissais moi-même, perdu dans ma tête et pire encore dans le plus profond de mon âme. Désormais je tache de retrouver la paix et la sérénité dans la réclusion et la solitude, autant pour me préparer à ce que le Très-Haut me réserve que pour cesser de faire souffrir les autres, toi en première.

Lorsque le moment sera venu, que comme un signe du destin le champ de Cahors sera vendu pour me dire qu'il est temps, je regagnerai très probablement le lieu où tout à commencé, Espalion. Cela sera-t-il pour une renaissance ou la fin, je n'en sais rien, même si la seconde me parait plus probable que la première. Tout ce que je sais, c'est que pendant longtemps j'ai regardé son lac comme le point de départ de ma vie, mais je crois surtout que ce lac me fascinait parce qu'au fond de moi, je savais déjà qu'il était et serait le lieu de toutes les vérités. C'est déjà dans le reflet de ses eaux que je voyais mon visage, le miroir de moi-même, celui auquel on ne peut mentir. Mes tristesses, mes joies, mes ambitions, mes haines et l'amour parfois aussi. Je verrai bien si dans quelques temps, il sera ou non la dernière vérité à laquelle je ferai face, celle dans laquelle on se noie en punition de ses péchés, de ses remords et de ses regrets. J'en ai tant que, le cas échéant, ils seront un lest bien suffisant.

Sache néanmoins que toute ma vie j'ai voulu être un homme de Bien, et que mes intentions ont toujours été pures, mais mon âme elle ne l'était pas. Comme tous mais peut-être plus que d'autres j'ai ma part d'obscur, qui à force d'être sevrée a su se rappeler à moi, comme un manque, un manque qu'il a inévitablement fallu combler, nourrir, au prix du désespoir et de l'errance. J'aurai tant voulu qu'il n'en soit pas ainsi, mais on ne peut renier ce que l'on est. Le pire dans tout ça, c'est que cette part de mal semble balayer tout le reste, tout ce qu'il y a eu de bien. Dieu m'est pourtant témoin que s'il y a une chose dont je n'ai jamais dévié, c'est ma sincérité. Mais elle aussi est bafouée par la complexité et l'apparence des choses.

Mais qu'importe, car désormais, par ta lettre ou par la mienne, est venu le temps des adieux. Alors, puisqu'il n'y a plus rien à sauver, puisqu'il n'y a plus personne à tromper, ni de conséquences qui ne soient déjà irrémédiables et sur lesquelles rien ne peut plus influées, je voudrai te dire que je ne regrette rien de ce que nous avons vécu, le meilleur mais aussi le pire, et c'est d'ailleurs à ça qu'on reconnait les vrais amours. Où que nous serons chacun de notre côté demain, dans cette vie ou une autre, je sais que c'est toujours un sourire tendre qui effleurera mes lèvres chaque fois que je penserai à toi même si le coeur sera à jamais brisé d'avoir perdu l'amie, l'amante, l'amour. Ma passionnée, j'espère que ton coeur saura te faire vibrer plus que de te consumer. Si, comme je le disais tout à l'heure, l'eau a toujours su incarner ma raison, par équilibre le feu lui a toujours alimenter ma passion. Ainsi rien d'étonnant à ce que ton coeur enflammé et la couleur de tes cheveux m'eurent si longtemps rendus captifs. Mais peut-être était-ce avant tout parce que ton coeur est pur et guidé par le Bien, et j'ai la certitude pour le bonheur des autres et le tien que cela ne changera pas.

Que la vie te soit désormais plus simple et plus douce.

Arnaut
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Correspondance Crysania
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